Accident de car de Millas : réquisitoire de deux ans de prison.
Requis de cinq ans de prison requis en appel pour l’accident du car de Millas
Le parquet a demandé cinq ans de prison, dont deux ans ferme, pour la conductrice du car scolaire impliqué dans l’accident tragique de Millas en 2017. L’avocat général a déclaré que Nadine Oliveira était responsable de la mort des six collégiens décédés lors de la collision avec un train. En première instance, elle avait écopé d’une peine d’un an de prison ferme avec bracelet électronique et de quatre ans avec sursis.
Comme lors du premier procès, le réquisitoire a été prononcé en l’absence de la prévenue, qui avait été victime d’un malaise pendant l’audience au quatrième jour du procès en appel. Depuis cette date, elle n’a pas pu assister aux audiences. L’avocat général a souligné que selon lui, Nadine Oliveira, une conductrice manquant de discipline et d’expérience, avait traversé le passage à niveau sans prêter attention aux barrières. Il a également critiqué le fait que la prévenue ait imposé un nouveau procès aux parties civiles alors qu’elle-même ne s’y était pas soumise.
Des témoignages contredisent la version de la conductrice
L’avocat général a mis en avant le « déni important de réalité » de la conductrice, qui soutient depuis le début de l’enquête que les barrières du passage à niveau étaient levées lors de l’accident. Cette affirmation a été fortement contestée par de nombreux témoins et experts, dont des automobilistes présents à proximité du lieu du drame, affirmant avoir vu le bus franchir la barrière qui s’est cassée.
Alicia Poveda, une jeune passagère du car ayant perdu une jambe dans l’accident, a également corroboré les témoignages sur l’état fermé de la barrière avant la collision. Les expertises techniques, notamment celles réalisées par des spécialistes ferroviaires, ont confirmé de façon indiscutable que la barrière était baissée au moment de l’impact.
Ces éléments ont été essentiels pour l’avocat général dans sa demande de peine plus lourde en appel, soulignant l’importance de ne pas laisser de doute sur les circonstances de l’accident. La décision finale reviendra désormais à la cour, qui devra tenir compte de tous ces éléments lors de son jugement.