Affaire Ziad Takieddine : Carla Bruni-Sarkozy mise en examen
Carla Bruni-Sarkozy mise en examen dans l’affaire de la rétractation de Ziad Takieddine
Après l’ancien président Nicolas Sarkozy en octobre dernier, c’est au tour de Carla Bruni-Sarkozy d’être mise en examen dans l’affaire de la rétractation de l’intermédiaire Ziad Takieddine. Cette affaire prend racine dans les accusations de financement de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy par l’ancien dictateur libyen Mouammar Kadhafi, avancées par Ziad Takieddine. Ce dernier avait subitement fait volte-face sur ses déclarations, évoquant une influence financière en échange de ce revirement, avant de revenir sur ses propos initiaux.
Entre-temps, une enquête avait été ouverte sur les conditions entourant cette entrevue où Ziad Takieddine avait changé de discours, soulevant des soupçons de subornation de témoin. Carla Bruni-Sarkozy a été entendue à deux reprises dans cette affaire, d’abord en tant que témoin en juin 2023, puis en tant que suspecte début mai de la même année.
Une information de l’AFP et de Mediapart indique que Carla Bruni-Sarkozy est soupçonnée d’avoir utilisé une ligne téléphonique secrète pour des échanges avec Michèle Marchand, connue sous le nom de « Mimi », une personnalité influente de l’agence de paparazzi Bestimage, dans l’organisation de l’interview de Ziad Takieddine. Cette dernière aurait joué un rôle clé pour obtenir cette rétractation, selon des sources proches de l’enquête.
Après un interrogatoire devant des juges d’instruction financiers, Carla Bruni-Sarkozy a été mise en examen pour « recel de subornation de témoin » et « participation à une association de malfaiteurs en vue de commettre l’infraction d’escroquerie au jugement en bande organisée ». En revanche, elle a été placée sous le statut de témoin assisté concernant les soupçons d’association de malfaiteurs en vue de la corruption de personnels judiciaires étrangers au Liban, un volet distinct de l’affaire.
Cette décision a été contestée par les avocats de Carla Bruni-Sarkozy, arguant qu’elle était déterminée à faire valoir ses droits et à contester cette mise en examen dont ils estiment le fondement juridique et factuel infondé.
Une procédure entachée de suspicions et d’accusations multiples
Nicolas Sarkozy, quant à lui, avait déjà été mis en examen pour les mêmes infractions que son épouse. L’ancien président est soupçonné d’avoir contribué au retournement de témoignage de Ziad Takieddine. Son avocat, après cette mise en examen, avait dénoncé une justice donnant plus de crédibilité aux déclarations allant à l’encontre de Nicolas Sarkozy, tout en remettant en cause celles l’innocentant.
L’affaire porte sur des suspicions de financement illégal de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy avec des fonds libyens. Une douzaine de personnes sont également mises en examen, incluant Mimi Marchand, Noël Dubus, David Layani