Agence américaine de désinformation étrangère contrainte de fermer après coupes budgétaires.
Le Global Engagement Center (GEC) : une agence clé dans la lutte contre la désinformation étrangère
Le département d’État américain a récemment pris la décision de fermer le Global Engagement Center (GEC), un bureau spécialisé dans la lutte contre la désinformation étrangère. Cette décision fait suite à la coupure des financements du Congrès à l’égard de cet organisme. Après huit années d’existence, le GEC constituait la seule agence du ministère américain des Affaires étrangères chargée de traquer et de contrer la désinformation provenant de pays rivaux des États-Unis, tels que la Chine et la Russie. Doté d’un budget de 61 millions de dollars et employant environ 120 personnes, le GEC a désormais cessé ses activités suite à l’abandon de la mesure prolongeant son financement, incluse dans le texte législatif visant à éviter un potentiel « shutdown » aux États-Unis.
Les critiques à l’encontre du GEC
Depuis un certain temps, le GEC était dans le collimateur des parlementaires républicains, majoritaires à la Chambre des représentants. Ces derniers accusaient l’agence de pratiquer la censure et d’espionner les Américains. En 2023, Elon Musk, devenu un des principaux soutiens de Donald Trump, avait déclaré que le GEC représentait « une menace pour la démocratie » américaine. À la tête d’une commission visant à accroître l’efficacité gouvernementale et à réduire les dépenses fédérales, il avait qualifié l’agence de « pire agent de censure gouvernementale et d’instrumentalisation des médias ». Toutefois, les dirigeants du GEC ont toujours réfuté ces accusations, soulignant l’importance de leur travail dans la lutte contre les ingérences étrangères sur le sol américain.
L’impact du GEC dans la lutte contre la désinformation
En juin dernier, le responsable du GEC avait annoncé le lancement d’une organisation multinationale basée à Varsovie, dans le but de contrer la désinformation russe concernant la guerre en Ukraine. Par ailleurs, une année auparavant, le GEC avait mis en lumière le fait que la Chine dépensait des sommes considérables pour répandre de la désinformation et restreindre significativement la liberté d’expression à travers le monde. Ces actions visaient à sensibiliser et à contrer les campagnes de désinformation émanant de puissances étrangères, permettant ainsi de renforcer la résilience des démocraties face à ce fléau.
La fermeture du Global Engagement Center suscite des réactions contrastées
La fermeture du Global Engagement Center a provoqué des réactions divergentes au sein de la population et des experts en politique étrangère. Si certains estiment que cette décision affaiblira la capacité des États-Unis à contrer efficacement les campagnes de désinformation étrangère, d’autres considèrent que le GEC n’était pas adapté pour remplir cette mission, notamment en raison des critiques le concernant. Il reste à voir quelles nouvelles politiques ou structures seront mises en place pour faire face à la menace grandissante que représente la désinformation dans le paysage politique international.
En conclusion, la