agence française, est condamnée à verser 350 millions de dollars pour son implication dans la crise des opiacés aux États-Unis.
Publicis Health, une filiale de Publicis, le géant français de la publicité, va payer 350 millions de dollars (environ 320 millions d’euros) aux États-Unis pour son rôle dans la crise des opiacés dans le pays. C’est la première agence de publicité à conclure un accord avec la justice concernant son implication dans cette crise.
Selon le bureau de Letitia James, procureure de l’État de New York, tous les États américains, ainsi que plusieurs territoires, recevront une part de l’indemnisation fixée dans le cadre de cet accord avec Publicis Health. L’agence de publicité est accusée d’avoir aidé des fabricants d’opiacés, comme Purdue Pharma, à convaincre les médecins de prescrire de manière excessive ces médicaments, contribuant directement à la crise des opiacés et entraînant la mort de nombreuses personnes à travers le pays. Letitia James a affirmé que Publicis avait notamment créé des prospectus décrivant l’OxyContin, un médicament antidouleur produit par Purdue Pharma, comme un traitement « sûr et incapable d’entraîner un usage abusif ».
Cette crise des opiacés a causé plus de 700 000 morts aux États-Unis entre 1999 et 2022, en raison de l’utilisation excessive d’opiacés prescrits ou obtenus illégalement. Il s’agit d’un enjeu de santé publique majeur aux États-Unis, qui a conduit à de nombreuses poursuites judiciaires contre les fabricants de médicaments opiacés et d’autres acteurs du secteur de la santé.
Publicis Health a réagi à cet accord en publiant un communiqué, dans lequel elle précise que les activités incriminées ont été réalisées par l’agence Rosetta, qu’elle a rachetée en 2011 et fermée il y a dix ans. L’agence souligne que cet accord de règlement met fin à trois années de discussions et qu’elle s’acquittera d’un paiement net de 148 millions d’euros, sans pour autant reconnaître de faute ou de responsabilité.
Il est important de noter que les informations fournies proviennent de sources vérifiables et fiables, comme le compte Twitter officiel du bureau de Letitia James. La crise des opiacés aux États-Unis est un sujet complexe et sensible, et il est essentiel de se référer à des sources crédibles pour tous les détails et les implications de cette affaire.