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Argentine : Le nouveau président Milei confronté à une contestation et une grève générale.

Première grève générale en Argentine contre les réformes d’austérité

Des dizaines de milliers d’Argentins ont manifesté contre les réformes d’austérité du président ultralibéral argentin, Javier Milei. Cette mobilisation, appelée par la centrale syndicale CGT et soutenue par d’autres syndicats, mouvements de gauche radicale et organisations sociales, est la première grève générale et contestation d’ampleur que le président Milei doit affronter, seulement un mois et demi après son entrée en fonction.

Dans la capitale, Buenos Aires, la grève était prévue de midi à minuit, mais les transports devaient circuler jusqu’à 19 heures pour acheminer et ramener les manifestants, avant un arrêt total jusqu’à minuit. Les transports, les commerces et les banques ont opéré normalement le matin. Cependant, le trafic aérien a été touché dès le début de la journée.

L’immense place du Parlement, à Buenos Aires, s’est remplie au fil des heures de milliers de manifestants. Les médias argentins ont également rapporté des manifestations dans d’autres provinces comme Cordoba, Corrientes, La Rioja, Tucuman, où des milliers de personnes se sont mobilisées.

Les manifestants ont exprimé leur mécontentement face à une série de projets de loi dérégulateurs, une dévaluation de 54% ainsi que des mesures d’austérité déjà mises en place ou en préparation. Hector Daer, co-dirigeant de la CGT, a déclaré lors du rassemblement : « nous venons défendre 40 ans de démocratie, défendre la patrie ». Il a également critiqué le président Milei en déclarant : « se promener avec une tronçonneuse est une chose, gouverner en est une autre qui requiert de faire preuve de mesure ».

La mobilisation s’est déroulée dans le calme et aucun heurt n’a été rapporté après trois heures de rassemblement à Buenos Aires. La foule a commencé lentement à se disperser place du Parlement.

À Paris, environ 200 personnes se sont rassemblées en solidarité avec les travailleurs argentins. La Franco-uruguayenne Nara Cladera, du syndicat français Solidaires, a déclaré à l’AFP : « Les travailleurs argentins sont confrontés à un gouvernement d’une cruauté rarement vue » et craint une répression des autorités argentines contre les grévistes.

La rédaction de Commons

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