Conflit au Proche-Orient : Retour sur le 16 avril
Israël promet une riposte à l’Iran après une attaque inédite
Israël a clairement fait savoir, le mardi 16 avril, qu’il ne resterait pas passif après la récente attaque sans précédent de drones et missiles lancée par l’Iran sur son territoire. Malgré les appels à la retenue venant de la communauté internationale, Israël a juré de faire payer le prix à l’Iran pour cette agression, sur fond de tensions exacerbées dans une région déjà secouée par les conflits, notamment dans la bande de Gaza.
Douze jours seulement après une frappe meurtrière contre son consulat à Damas, imputée à Israël, l’Iran a franchi un nouveau cap en effectuant samedi une attaque à partir du sol iranien. Face à cette situation, le porte-parole de l’armée israélienne a prévenu que l’Iran n’échapperait pas à des représailles. Cette escalade de violence inquiète la communauté internationale.
Les déclarations d’Israël ont été suivies de près par Téhéran, où le président Ebrahim Raïssi a averti que toute action d’Israël contre les intérêts iraniens entraînerait une réponse sévère et douloureuse. Malgré cette fermeté affichée, Téhéran a cependant réitéré son engagement en faveur de la retenue.
Une réaction contrastée s’est manifestée à l’échelle mondiale. Si les Occidentaux ont condamné l’attaque iranienne, le président turc Recep Tayyip Erdogan a quant à lui pointé du doigt Israël, qualifiant le Premier ministre Benyamin Nétanyahou de principal responsable de la tension. Erdogan a dénoncé l’attaque contre l’ambassade iranienne à Damas et a vigoureusement critiqué Israël, allant jusqu’à le qualifier d’État terroriste.
Appels à la retenue et menaces de sanctions internationales
L’Union européenne envisage d’intensifier ses sanctions contre l’Iran, en particulier en étendant le régime de sanctions existant aux drones iraniens. Cette initiative est soutenue notamment par la France et l’Allemagne, who qui proposent également d’élargir les sanctions à d’autres acteurs liés à Téhéran au Moyen-Orient, comme le Hezbollah libanais ou les rebelles houthis au Yémen. Une décision qui pourrait être mise en œuvre dans les prochains jours, selon les déclarations des responsables européens.
Par ailleurs, les États-Unis envisagent également des sanctions supplémentaires contre l’Iran, comme l’a annoncé la secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen. Depuis l’arrivée de l’administration Biden, plus de 500 individus et entités liés au terrorisme et au financement terroriste par le régime iranien ont déjà été ciblés. La tension est palpable et les acteurs internationaux expriment leur inquiétude quant aux possibles répercussions d’une escalade des hostilités.
Dans ce contexte particulièrement tendu, le président russe Vladimir Poutine a appelé à la retenue, mettant en garde Israël et l’Iran contre les conséquences catastrophiques d’une escalade supplémentaire. Mal