Conflit Israël-Hamas : Retour sur le 24 février
La crise humanitaire s’aggrave à Gaza
L’armée israélienne a intensifié ses bombardements sur la bande de Gaza le samedi 24 février dernier, marquant une nouvelle étape dans le conflit avec le Hamas. Cette escalade des hostilités a exacerbé la situation humanitaire déjà critique dans l’enclave palestinienne. Selon les Nations unies, près de 2,2 millions de personnes sur les 2,3 millions d’habitants de Gaza sont menacées par une « famine de masse » en raison du manque d’approvisionnement en eau et en nourriture.
La livraison d’aide humanitaire essentielle à la population de Gaza est entravée par les combats et la destruction des infrastructures. L’UNRWA a suspendu ses opérations dans le nord de l’enclave en raison des conditions très dangereuses pour son personnel. Le Programme alimentaire mondial a également dû interrompre ses services alimentaires dans cette région en raison du climat de violence qui y règne.
Les combats s’intensifient, les pertes civiles augmentent
Le gouvernement du Hamas rapporte que plus de 70 frappes israéliennes ont été menées dans différentes villes de Gaza en l’espace de 24 heures. Ces attaques ont provoqué la mort d’au moins 103 Palestiniens, portant ainsi le bilan des victimes à plus de 29 600 depuis le début du conflit, la plupart étant des civils. Les opérations militaires se concentrent actuellement sur Khan Younès, ville du sud de la bande de Gaza, qui se retrouve largement détruite.
En parallèle, des manifestations ont éclaté en Israël pour protester contre la politique du Premier ministre Benyamin Nétanyahou. Les participants exigent notamment la libération des otages détenus par le Hamas à Gaza. Des négociations sont en cours à Paris pour tenter d’obtenir une trêve et la libération des prisonniers. Le chef du Mossad, David Barnea, est à la tête de la délégation israélienne engagée dans ces pourparlers.
Le cabinet de guerre israélien doit se réunir prochainement pour discuter des avancées des négociations. Les discussions en cours laissent entrevoir la possibilité d’un accord qui pourrait mettre fin aux violences et aboutir à la libération des otages retenus par le Hamas. Cette ouverture au dialogue représente un espoir de désescalade dans un conflit qui a déjà coûté de nombreuses vies et continue de causer des souffrances indicibles aux populations civiles des deux côtés du conflit.