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Crise politique en Géorgie: Comprendre la colère contre le parti au pouvoir

Tbilissi en ébullition : le mouvement de protestation en Géorgie

Tbilissi, la capitale de la Géorgie, est le théâtre de manifestations massives depuis la décision gouvernementale de repousser les discussions sur l’adhésion du pays à l’Union européenne à 2028. Cette décision a déclenché la colère populaire et exacerbé les tensions politiques dans le pays. Les manifestations, en cours depuis trois jours, ont attiré des milliers de personnes dans les rues de la ville.

La Géorgie avait obtenu le statut de candidat à l’adhésion à l’UE en 2023, mais le processus a été gelé un an plus tard en raison de l’adoption d’une loi controversée sur « l’influence étrangère ». Le gouvernement géorgien, dirigé par le parti Rêve géorgien au pouvoir depuis 2012, a été accusé de dérive autoritaire par ses opposants, notamment après les élections législatives de fin octobre, marquées par des irrégularités selon de nombreux observateurs locaux et internationaux.

La réaction de la société civile face à la crise politique

La société civile géorgienne, représentée par des centaines de fonctionnaires, des diplomates et des membres de la classe politique, a exprimé son mécontentement face à la décision de reporter l’adhésion à l’UE. Des manifestations ont éclaté dans plusieurs villes, et des écoles et universités ont suspendu leurs activités en signe de protestation.

La répression policière à l’encontre des manifestants a suscité une condamnation de la part de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), qui a dénoncé l’usage disproportionné de la force par les autorités géorgiennes. La diplomatie européenne, représentée par la nouvelle cheffe Kaja Kallas, a également appelé au respect du droit de manifester pacifiquement et a souligné le soutien aux aspirations européennes de la Géorgie.

La présidente géorgienne, Salomé Zourabichvili, en rupture avec le gouvernement, a rejeté les résultats des élections et s’est présentée comme la seule institution légitime du pays. Elle a formé un « conseil national » composé de partis d’opposition et de représentants de la société civile pour assurer la stabilité dans le pays et appeler à de nouvelles élections. Des élus pro-européens, des diplomates, ainsi que des membres de la société civile ont rejeté les résultats des législatives et ont exprimé leur soutien à l’adhésion de la Géorgie à l’UE.

En dépit des tensions politiques et des affrontements entre les manifestants pro-européens et les forces de l’ordre, la mobilisation populaire en Géorgie reste forte, avec un soutien massif de la population à l’adhésion du pays à l’Union européenne. La crise politique en cours soulève des questions sur l’avenir de la démocratie en Géorgie et met en lumière les défis auxquels le pays est confronté dans sa quête de rapprochement avec l’Europe.

La rédaction de Commons

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