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Débat houleux à l'Assemblée sur la loi contre le racisme.

Fractures et polémiques autour d’un texte contre le racisme à l’Assemblée nationale

L’Assemblée nationale a été le théâtre de vives tensions mercredi 6 mars lors du débat sur un texte visant à lutter contre le racisme et l’antisémitisme. Les échanges ont dégénéré en véritable pugilat entre les différentes formations politiques représentées, notamment les Insoumis, le camp présidentiel, la droite et le Rassemblement national.

Les propos tenus lors de ce débat ont été parsemés d’accusations graves. Le député RN Julien Odoul a dénoncé une « dérive antisémite » chez les « partisans de Jean-Luc Mélenchon », les accusant de complaisance envers le Hamas. En réponse, Nadège Abomangoli, députée LFI, a ironisé sur la présence d’un « raciste et négationniste antisémite » avant elle.

Des échanges houleux et des accusations de toutes parts

Le garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti, a quant à lui vivement défendu le texte contre le racisme et l’antisémitisme, pointant du doigt les bancs du RN et de LFI, qu’il accusait de ne pas soutenir cette démarche. Il a également reproché à LFI de chercher à « complaire à [un] électorat islamiste » et a critiqué Jean-Luc Mélenchon pour des propos tenus sur la présidente de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet. En réponse, le député LFI Antoine Léaument a affirmé que leur combat était contre l’antisémitisme, et non pour obtenir le vote des antisémites.

La tension a atteint son paroxysme lorsque Julien Odoul a accusé le garde des Sceaux d’avoir fait une « quenelle antisémite » dans l’hémicycle. Ce geste controversé, popularisé par Dieudonné, a attisé les échanges. Le ministre a répliqué en affirmant que ce geste avait été inventé par l’essayiste d’extrême droite Alain Soral. Ces échanges ont illustré les divisions profondes qui persistent à l’Assemblée nationale sur la question du racisme et de l’antisémitisme.

Le texte en discussion prévoit d’étendre les pouvoirs du tribunal correctionnel pour lutter contre les délits relevant de la loi sur la liberté de la presse, avec des peines potentielles d’emprisonnement. Adopté à l’unanimité par 107 votants représentant différentes formations politiques, il sera transmis au Sénat pour examen. Les députés LFI, GDR et RN se sont quant à eux abstenus.

La rédaction de Commons

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