Des centaines de scientifiques licenciés à l'agence américaine pour le climat, révèle un élu.
Licenciements à la NOAA : un impact sur la science climatique et les prévisions météo
Le 28 février, Jared Huffman, député démocrate de Californie et membre éminent du Comité des ressources naturelles à la Chambre des représentants, a révélé que des centaines de scientifiques et d’experts de l’Administration océanique et atmosphérique nationale (NOAA) avaient été licenciés. Cette annonce est survenue dans le contexte de réductions d’effectifs imposées par la Commission pour l’efficacité gouvernementale, souvent désignée par l’acronyme DOGE, dirigée par Elon Musk. Huffman a qualifié cette décision de « factice », mettant en lumière les conséquences potentiellement dévastatrices sur des services cruciaux, notamment la prévision météorologique et la gestion de crise.
L’agence NOAA remplit des fonctions essentielles pour la sécurité publique en fournissant des prévisions météo, des alertes sur des événements climatiques extrêmes, et en analysant les impacts du changement climatique sur les océans et l’atmosphère. Huffman a souligné que la réduction du personnel et le démantèlement potentiel de programmes essentiels pourraient conduire à des conséquences tragiques, surtout lors de catastrophes naturelles. Son inquiétude est partagée par de nombreux défenseurs de l’environnement, qui perçoivent ces couperets comme une menace directe pour la santé publique et la sécurité environnementale.
La réponse de la NOAA face aux licenciements
Face à ces allégations et inquiétudes, Theo Stein, porte-parole de la NOAA, a refusé de commenter directement les raisons internes des licenciements, se concentrant plutôt sur la mission continue de l’agence. « Nous continuons à fournir des informations météorologiques, des prévisions et des alertes conformément à notre mission de sécurité publique, » a-t-il déclaré à l’AFP. En dépit de la gravité des allégations formulées par des membres du Congrès et des organisations environnementales, la NOAA s’en tient à affirmations de sa capacité à remplir ses engagements envers le public.
Les préoccupations exprimées par des experts et défenseurs de l’environnement concernant ces licenciements ne sont pas infondées. Miyoko Sakashita, directrice des océans au Center for Biological Diversity, a caractérisé ces licenciements comme un « acte de sabotage », soulignant que la NOAA est une des agences fédérales les plus critiques dans le climat politique actuel. Les répercussions de ces décisions sur la recherche scientifique et les alertes de Paris pourraient être significatives si l’agence voit sa capacité d’analyse et de réponse diminuer.
L’échappatoire politique derrière ces réductions d’effectifs devient encore plus inquiétant lorsqu’on le relie à un plan plus vaste, le « Projet 2025 ». Authored by the Heritage Foundation, un think tank conservateur, ce projet cible la NOAA pour ce qu’il appelle ses biais pro-climat et propose un démantèlement des programmes que l’agence a mis en place. La privatisation du Service météorologique national est également envisagée, visant à transférer la responsabilité des prévisions météorologiques à des entreprises privées comme AccuWeather.
Cette orientation soulève des questions quant à la fiabilité des prévisions météorologiques. Les experts s’inquiètent de ce que la privatisation pourrait signifier en termes de qualité, d’égalité d’accès et de priorité accordée à des intérêts financiers plutôt qu’à la sécurité publique. Les critiques soulignent qu’une telle frontière entre prévisions gratuites et services payants pourrait creuser le fossé entre ceux qui ont accès à des informations vitales et ceux qui n’en ont pas les moyens.
Un examen des sources utilisées pour soutenir ces allégations révèle que Jared Huffman et les défenseurs de l’environnement s’appuient sur des informations provenant d