Des comptes automatisés alimentent la désinformation sur le réseau social X lors de la Présidentielle américaine 2024
Les réseaux sociaux toujours cibles de la désinformation et des discours de haine
Comptes automatisés sur les réseaux sociaux : des agents de désinformation
Des comptes automatisés sur X (anciennement Twitter) ont été pointés du doigt pour avoir diffusé de la désinformation et des discours de haine avant les élections britanniques. Une récente enquête menée par l’ONG Global Witness révèle que ces mêmes comptes contribuent désormais à amplifier les théories du complot entourant la campagne présidentielle américaine. Pendant une période allant du 22 mai au 4 juillet, 45 comptes analysés par Global Witness ont généré plus de trois milliards de vues et produit environ 440 000 messages, avant de se tourner vers d’autres événements, tels que la récente tentative d’assassinat de Donald Trump et le retrait présumé du président Joe Biden de la campagne présidentielle.
Cette activité inquiétante des « bots » sur les réseaux sociaux semble perdurer malgré les engagements d’Elon Musk, propriétaire de X, de lutter contre ce fléau après l’acquisition du réseau social pour 44 milliards de dollars fin 2022. En effet, ces comptes automatisés ont continué à sévir en produisant environ 610 000 messages contenant des propos racistes, sexistes et de la désinformation climatique. Ava Lee, responsable de campagne chez Global Witness, a exprimé sa préoccupation : « Il est choquant de constater à quel point il est facile de repérer des comptes automatisés qui alimentent la division pendant les élections britanniques, puis qui se retrouvent à influencer directement les discussions politiques aux États-Unis. »
Appel à une modération accrue sur les réseaux sociaux
L’ONG Global Witness en appelle à X en demandant une augmentation des efforts de modération et une application plus rigoureuse de ses règlements contre les activités inauthentiques. Ava Lee souligne l’importance pour les plateformes comme X de protéger nos démocraties des interférences extérieures et de limiter la diffusion de la désinformation et des discours haineux. Toutefois, Global Witness n’a pas fourni d’informations quant à l’identité des individus derrière ces comptes automatisés, ni prouvé que des partis politiques britanniques étaient impliqués dans leur utilisation ou leur promotion dans le cadre de campagnes électorales.
Face à ces révélations préoccupantes, il est impératif que X et d’autres réseaux sociaux prennent des mesures concrètes pour contrer la propagation de la désinformation et des discours de haine. La transparence et la responsabilité des plateformes en ligne sont plus que jamais indispensables pour garantir un espace numérique sain et respectueux des principes démocratiques.