Donald Trump : Premières mesures attendues dès son retour à la Maison Blanche
Les promesses de Donald Trump : un retour aux décrets présidentiels
Le 20 janvier, à l’issue de son investiture, Donald Trump s’engage à agir rapidement pour résoudre les multiples crises auxquelles les États-Unis font face. En prévision de son retour à la Maison Blanche, le président élu a annoncé son intention de signer plusieurs décrets, connus sous le nom d’ »executive orders », dès son premier jour en fonction. Ce processus lui permet de contourner le Congrès pour mettre en œuvre rapidement des politiques, tant que celles-ci respectent la Constitution.
Au cours de son premier mandat, Trump avait déjà utilisé cette méthode de gouvernance de manière prolifique, promulguant 220 décrets, comparez cela aux 160 décrets de Joe Biden. Cette tendance à gouverner par décret semble donc se poursuivre et constitue une part essentielle de sa stratégie politique.
Des politiques d’expulsion à la fiscalité commerciale : un agenda chargé prononcé dès le premier jour
Dans le cadre de sa promesse centrée sur l’immigration, Trump a annoncé une « expulsion massive » d’immigrés clandestins. Lors d’une interview récemment diffusée sur NBC, il a déclaré que son administration lancerait « le plus grand programme d’expulsions de l’histoire américaine ». Environ 11 millions de personnes actuellement illégales aux États-Unis, selon le Pew Research Center, pourraient ainsi être affectées par cette annonce. Trump projette même une déclaration d’état d’urgence à la frontière méridionale, afin de justifier ces mesures.
Sa rhétorique anti-immigration sera renforcée par des menaces de recourir aux forces armées si la situation l’exige. Cette approche, critiquée par certains, a été désignée par des figures religieuses, comme le pape François, comme de « calamités ».
Parallèlement, Trump a également promis des augmentations de 25 % de droits de douane sur les importations en provenance du Canada et du Mexique. Dans un contexte où l’accord de libre-échange entre les États-Unis, le Canada et le Mexique devrait offrir une certaine protection, ces promesses pourraient engendrer des hausses de prix pour les consommateurs américains, bien qu’il ait indiqué qu’il ne pouvait « rien garantir ».
Sa menace d’augmenter les droits de douane sur les marchandises en provenance de Chine illustre la continuité de la guerre commerciale qu’il a engagée au cours de son premier mandat. Trump a précisé que ces mesures visent à inciter les entreprises à rapatrier leur production sur le sol américain, une position qui a des implications économiques significatives.
Dans le domaine judiciaire, Trump a exprimé son intention de gracier des personnes condamnées suite aux événements tragiques du 6 janvier 2021, lorsque ses partisans ont tenté de renverser le résultat des élections. Plus de 1 500 personnes ont été inculpées, et Trump se dit prêt à apporter des changements favorables à ces « otages ». Sa promesse d’agir sur ce sujet dès le début de son mandat soulève des questions quant à l’utilisation de ses prérogatives présidentielles.
Sur le front de l’environnement, Trump a réaffirmé son scepticisme à l’égard du changement climatique, un thème qui a marqué sa première présidence. Il envisage de quitter une fois de plus l’accord de Paris pour le climat et de se concentrer sur le développement de l’extraction pétrolière et gazière. « Drill baby, drill », a-t-il proclamé, insistant sur sa conviction que les États-Unis doivent intensifier leur production d’hydrocarbures, malgré les critiques concernant les effets environnementaux de ces pratiques.
Les sujets abordés par Trump sur les droits des personnes LGBTQ+ rév