Aller au contenu
Dernière publication
Archive
23 761 articles · 12 rubriques

Le média d'information nouvelle génération

Autre

Entente entre créanciers et banques pour sauver Atos : reprise en vue.

Un accord salvateur pour Atos

Les créanciers obligataires et les banques d’Atos ont conclu un accord crucial le dimanche 30 juin afin de reprendre en main la situation délicate du groupe informatique. Selon un communiqué officiel, cet accord implique une augmentation de capital de 233 millions d’euros, un apport financier variant entre 1,5 et 1,675 milliard d’euros, ainsi qu’une réduction conséquente de la dette s’élevant à 3,1 milliards d’euros. Cette entente intervient après le retrait du consortium dirigé par Onepoint, premier actionnaire d’Atos désigné pour mener la reprise.

Ce nouveau développement suscite l’espoir d’une résolution de la crise qui sévit au sein du groupe Atos, un pilier technologique des Jeux de Paris de cet été, employant environ 100 000 personnes réparties dans 69 pays à travers le monde. Suite à ces récents mouvements, Atos envisage une mise en œuvre rapide des opérations dès le début du mois de juillet, avant le début des Jeux olympiques. Les phases de restructuration prendront forme au cours du second semestre 2024, avec pour objectif une concrétisation d’ici la fin de l’année 2024 ou au premier trimestre 2025, selon les précisions fournies par le groupe.

Cette restructuration impliquera un changement majeur dans la structure de l’actionnariat d’Atos, avec les banques et les détenteurs d’obligations qui deviendront les actionnaires principaux, détenant jusqu’à 99,9% du capital. Néanmoins, les actionnaires actuels auront la possibilité de participer à l’augmentation de capital afin de préserver leur participation, avec la possibilité de détenir jusqu’à 25,9% du capital si ils contribuent.

Un nouveau souffle pour Atos

Autrefois considéré comme un fleuron de l’informatique française, le groupe Atos a rencontré de sérieuses difficultés financières causées par une dette considérable, mettant ainsi sa survie en péril. Les récents rebondissements incluant le retrait de David Layani (Onepoint) qui avait initialement proposé de sauver l’entreprise, ont marqué une période tumultueuse pour Atos. Cet accord trouvé entre les parties prenantes vise à sortir le groupe de l’impasse financière, à obtenir une notation de crédit « BB » d’ici 2026, ainsi qu’à garantir un montant minimum de liquidités de 1,1 milliard d’euros jusqu’à la fin de l’année 2026.

Cet ensemble de mesures constitue un plan ambitieux de redressement pour Atos, qui espère ainsi renouer avec la solidité financière et retrouver sa place parmi les acteurs majeurs de l’industrie technologique. En somme, cet accord représente un tournant crucial dans l’histoire récente du groupe, ouvrant la voie à une nouvelle ère et à une perspective plus prometteuse pour l’avenir de l’entreprise.

La rédaction de Commons

Partager

Votre assistant

Le titre et le lien de l’article partent dans l’adresse du moteur, et sont copiés dans votre presse-papiers. Ouverture dans un nouvel onglet.

À lire aussi

Même rubrique, dates absolues