Épidémie de Mpox : Pas de vaccination recommandée aux voyageurs dans les pays à risque
Des clarifications sur la vaccination contre le Mpox
Au moment où le mpox suscite à nouveau des inquiétudes internationales, deux ans après la pandémie de 2022, des précisions ont été apportées par les autorités sanitaires françaises. Selon Grégory Emery, directeur général de la santé, se faire vacciner contre le mpox n’est pas nécessaire pour les voyageurs se rendant dans des pays où la maladie est active, à moins qu’ils n’appartiennent à des catégories à risque. Ces déclarations interviennent dans un contexte marqué par plusieurs épidémies en cours en Afrique centrale, notamment en République démocratique du Congo.
Les épidémies actuelles sont alimentées par une souche différente de celle à l’origine de la pandémie de 2022, le « clade 2 », qui continue de circuler dans de nombreux pays, y compris en France. En revanche, les épidémies en RDC sont causées par le « clade 1 », responsable de centaines de décès chez des enfants. Une nouvelle version de ce clade, le variant 1b, a également émergé en RDC et semble se propager principalement entre adultes par voie sexuelle, reproduisant ainsi le schéma observé lors de l’épidémie de 2022.
Les recommandations de la Haute autorité de santé
Face à cette évolution, la Haute autorité de santé (HAS) française a récemment actualisé ses recommandations en matière de vaccination contre le mpox. Cependant, le périmètre des personnes considérées à risque et pour qui la vaccination est recommandée n’a pas été élargi. Il s’agit principalement des hommes ayant des relations homosexuelles, des travailleurs du sexe (hommes ou femmes) et de toute personne travaillant dans des lieux dédiés aux rencontres sexuelles.
En dehors de ces catégories à risque, les voyageurs ne sont pas encouragés à se faire vacciner, comme l’a souligné Grégory Emery. Les mesures de précaution restent essentielles pour les déplacements dans les pays concernés, notamment en ce qui concerne la consommation de viande d’animaux sauvages, pouvant contribuer à des contaminations inter-espèces.
En conclusion, la vaccination contre le mpox demeure une préoccupation majeure pour les autorités sanitaires face à la circulation de différents clades du virus, nécessitant une adaptation constante des recommandations en fonction de l’évolution de la situation épidémiologique et des nouveaux variants. Les voyageurs doivent rester informés des recommandations en vigueur et prendre les précautions nécessaires lors de leurs déplacements dans les zones à risque.