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Espagne : Socialistes et séparatistes catalans prolongent les négociations sur l'amnistie.

Le Congrès espagnol prolonge les négociations sur l’amnistie des séparatistes catalans

Le Congrès espagnol des députés a pris la décision le mardi 20 février de donner deux semaines supplémentaires, soit jusqu’au 7 mars, au parti socialiste du Premier ministre Pedro Sanchez et aux indépendantistes catalans de Carles Puigdemont pour parvenir à un accord sur le contenu d’une loi d’amnistie. Cette loi vise à bénéficier à toutes les personnes condamnées ou poursuivies en raison de leur implication dans la tentative de sécession de la Catalogne en 2017. Pedro Sanchez s’était engagé à faire adopter cette mesure par le Parlement pour obtenir le soutien des députés de Junts per Catalunya, le parti de Carles Puigdemont, lors de sa reconduction en tant que Premier ministre en novembre.

Les négociations autour de cette loi d’amnistie se sont avérées complexes. Un premier projet de loi présenté par les socialistes avait été rejeté le 30 janvier, car les représentants de JxCat ont voté contre, estimant que le texte n’était pas suffisamment large pour couvrir toutes les personnes concernées, notamment Carles Puigdemont. Cet échec avait renvoyé le dossier à la commission de la Justice du Congrès, qui disposait de quinze jours pour élaborer un nouveau projet de loi, jusqu’au 21 février. Cependant, les discussions entre le parti socialiste et JxCat n’ont pas abouti jusqu’à présent.

Des obstacles juridiques et politiques à surmonter

JxCat exige des modifications sur le projet initial de loi afin que l’amnistie inclue également les délits de terrorisme et de trahison, ce qui pourrait potentiellement concerner Carles Puigdemont. Cependant, cette requête se heurte à des obstacles juridiques importants, les socialistes craignant que ces éléments ne rendent le texte inconstitutionnel. Les deux partis ont désormais deux semaines supplémentaires pour parvenir à un compromis, alors que la question de l’amnistie des séparatistes catalans domine la scène politique espagnole depuis les législatives de juillet.

Depuis ces élections, cette question divise profondément le paysage politique espagnol. La droite et l’extrême droite s’opposent fermement à toute forme d’amnistie des séparatistes catalans, accusant Pedro Sanchez de trahir ses principes pour rester au pouvoir. Avant les élections, le Premier ministre avait affirmé son opposition à une amnistie pour les indépendantistes catalans, ce qui alimente les critiques de ses opposants.

Chaque jour qui passe sans accord sur la loi d’amnistie souligne les tensions politiques persistantes en Espagne et l’urgence de trouver un compromis viable pour apaiser ces divisions. La fenêtre de deux semaines supplémentaires offerte par le Congrès espagnol pourrait être cruciale pour dénouer cette impasse politique majeure et pour trouver un terrain d’entente entre les différentes parties prenantes.

La rédaction de Commons

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