Formation en ligne à l'intelligence artificielle pour les collégiens et lycéens dès la rentrée 2025, annonce Élisabeth Borne.
Une formation en intelligence artificielle pour les élèves : un pas vers l’avenir éducatif
Le 6 février 2024, la ministre de l’Éducation nationale a dévoilé une initiative ambitieuse visant à intégrer l’intelligence artificielle (IA) dans le parcours éducatif des collégiens et des lycéens. À compter de la rentrée 2025, les élèves bénéficieront de « cours en ligne obligatoires » sur l’IA, et ces sessions seront particulièrement destinées aux classes de 4e et de seconde. Avec cette annonce, le ministère fait un pas significatif vers la modernisation de l’éducation, en équipant les jeunes générations de compétences essentielles pour évoluer dans un monde professionnel de plus en plus numérisé et technologique.
Cette formation s’articulera autour de modules qui varieront en fonction du niveau de chaque élève, ayant une durée comprise entre 30 minutes et 1h30. Au total, jusqu’à dix modules pourront être proposés, permettant ainsi une personnalisation de l’apprentissage qui répond aux besoins spécifiques des élèves. Cette initiative montre une volonté claire d’intégrer les outils numériques dès le plus jeune âge, en accord avec les tendances mondiales qui placent l’IA au cœur des discussions éducatives.
Une utilisation éthique de l’intelligence artificielle à l’école
La ministre a également souligné la nécessité d’une utilisation éthique de l’intelligence artificielle au sein des établissements scolaires. Pour cela, un projet de charte régissant ces pratiques sera lancé ce printemps. Ce document sera le fruit d’une concertation largemement impliquant des acteurs divers, incluant enseignants, parents, élèves et syndicats. Cette approche collaborative vise à établir des lignes directrices claires sur l’utilisation responsable de l’IA dans l’éducation et à garantir la protection des données personnelles.
L’importance de ce cadre éthique apparaît d’autant plus essentielle dans un contexte où l’IA est souvent pointée du doigt pour ses enjeux relatifs à la privacy et à la responsabilité. Selon des études effectuées par des organisations telles que la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés), la transparence et la protection des données sont des préoccupations majeures concernant l’intégration de ces technologies dans les écoles. L’engagement de la ministre à veiller à ne pas utiliser de données personnelles dans le cadre d’une IA à usage grand public semble être une étape rassurante, et se veut conforme aux recommandations des experts en la matière.
Dans cette même logique, Élisabeth Borne a annoncé le lancement d’un nouvel appel à projets, doté d’un budget de 20 millions d’euros, destiné à développer une « IA souveraine, ouverte et évolutive ». Ce projet ambitionne de fournir aux enseignants des outils facilitant la préparation des cours, l’évaluation et la correction des devoirs. Prévu pour démarrer à l’été 2025, cet appel à projets vise à mettre en place une solution opérationnelle d’ici l’année scolaire 2026-2027.
Ainsi, la démarche du ministère s’inscrit dans une volonté d’autonomiser les enseignants tout en garantissant un cadre de travail et d’apprentissage adapté. Toutefois, la mise en œuvre réussie de ces projets dépendra largement de l’engagement et de la formation continue des enseignants dans l’utilisation de ces nouvelles technologies. Une consultation préalable et régulière avec le corps enseignant sera donc cruciale pour s’assurer de l’adhésion et de l’efficacité de ce système.
En matière de sources, cet article s’appuie sur des informations fournies directement par le ministère de l’Éducation nationale, ainsi que sur des entretiens et des déclarations publiques de la ministre, qui sont généralement considérées comme fiables dans le cadre de leur contenu institutionnel. De plus, des références à des études menées par la CNIL renforcent