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Grève générale en Argentine : l'opposition de Milei dénonce la chute du pouvoir d'achat.

La situation socio-économique en Argentine, sous la présidence de Javier Milei, suscite de vives inquiétudes. Le pays se retrouve actuellement au cœur d’une période de tensions sociales marquée par des grèves et des manifestations. Avec des mobilisations planifiées pour les 9 et 10 avril, les syndicats, notamment la Confédération Générale du Travail (CGT), s’opposent aux mesures d’austérité mises en œuvre par le gouvernement.

Un appel à la mobilisation des syndicats

Le mercredi 9 avril, une manifestation importante est prévue à Buenos Aires, à l’initiative de la CGT et d’autres groupes sociaux. Le lendemain, une grève générale devrait immobiliser plusieurs secteurs, notamment les transports, l’éducation et la banque. Bien que le mouvement promette d’être massif, il faut noter que certains services, comme les bus, continueront à fonctionner normalement, car le syndicat des transporteurs n’a pas rejoint la grève.

Cette mobilisation constitue la troisième grève générale au cours des seize mois de présidence de Milei, illustrant une détérioration croissante du climat social dans le pays. En effet, des incidents violents, tels que ceux survenus lors d’une manifestation pour les retraites le 12 mars, où 45 personnes ont été blessées, aggravent l’anxiété des Argentins face à la situation actuelle.

La CGT, historiquement liée au péronisme, a exprimé ses préoccupations quant à la chute du pouvoir d’achat. Son cosecrétaire général, Hector Daer, a déclaré que « le coût pour les secteurs vulnérables est infiniment plus élevé que ce suggère l’indice mensuel de l’inflation ». Cette assertion souligne la perception d’une déconnexion entre les statistiques officielles et la réalité vécue par bon nombre d’Argentins.

Analyse des chiffres économiques et leur impact social

Actuellement, l’inflation en Argentine a atteint des sommets inédits, étant passée de 211 % en 2023 à 66 % récemment. Bien que cette baisse des taux d’inflation soit positive, elle reste nettement insuffisante pour la majorité de la population. En parallèle, le taux de pauvreté a connu une nette diminution, atteignant 38 % au second semestre 2024, après un pic de 52,9 % suite aux politiques économiques initiales du gouvernement.

Cependant, les syndicats et les économistes se montrent sceptiques quant à la réalité de cette amélioration. Ils soutiennent que les données macro-économiques cachent une réalité plus sombre pour de nombreux Argentins, qui souffrent d’une précarité persistante. En effet, même ceux dont les revenus ne les placent pas dans la catégorie de la pauvreté, à savoir un revenu mensuel d’environ 313 dollars, ressentent des difficultés croissantes à boucler les fins de mois.

Malgré la montée des préoccupations sociales, le soutien envers Javier Milei demeure relativement stable, oscillant autour de 40 à 45 % dans les sondages récents. Ce chiffre, bien qu’en déclin par rapport aux premiers mois de sa présidence, reste largement supérieur aux niveaux d’approbation de l’opposition, à l’approche des élections législatives de mi-mandat prévues pour octobre.

Les opinions favorables à Milei peuvent s’expliquer par son engagement à appliquer des mesures économiques radicales, appelées « thérapie de choc ». Ces politiques, bien qu’impopulaires dans certaines couches de la population, semblent convaincre un segment important d’électeurs qui attendent des réformes audacieuses dans un contexte économique chaotique.

Il est essentiel de rappeler que les données qui alimentent ces débats proviennent de diverses sources, y compris des institutions gouvernementales et des organismes

La rédaction de Commons

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