Guerre à Gaza : Le Hamas se retire des négociations sur un cessez-le-feu
Le Hamas se retire des négociations de cessez-le-feu
Une décision du Hamas, annoncée le dimanche 14 juillet, a provoqué des répercussions diplomatiques majeures alors qu’il se retire des négociations sur un cessez-le-feu dans la bande de Gaza. Cela fait suite à une frappe israélienne visant le chef militaire du Hamas. Deux hauts responsables du mouvement islamiste palestinien ont informé l’AFP que le Hamas « est toutefois prêt à reprendre les négociations » sous certaines conditions.
Une des conditions essentielles mentionnées est qu’Israël doit « fera preuve de sérieux pour conclure un accord de cessez-le-feu » ainsi que pour la libération des otages retenus à Gaza depuis le 7 octobre, en échange de Palestiniens détenus par Israël. Le retrait du Hamas des pourparlers indirects pour un cessez-le-feu avec Israël, qui étaient médiatisés par le Qatar, l’Égypte et les États-Unis, a été motivé par les « massacres » israéliens contre des civils non armés, dénonce un haut responsable du Hamas.
Cette décision fait suite à des frappes israéliennes qui ont causé la mort de 92 Palestiniens dans le camp de déplacés d’al-Mawasi près de Khan Younès, rapporte le Hamas, ainsi que 20 morts dans le camp de réfugiés d’al-Chati à Gaza-ville, selon la Défense civile. Les victimes sont principalement des femmes et des enfants, selon ces sources.
Clash Israël-Hamas : une escalade de violence en cours
Israël a affirmé avoir ciblé, dans la région de Khan Younès, deux hauts dirigeants du Hamas, Mohammed Deif et Rafa Salama, respectivement chef de la branche armée et commandant du Hamas à Khan Younès, les accusant d’être les « cerveaux du massacre du 7 octobre ». L’armée israélienne a justifié l’attaque en déclarant qu’elle avait eu lieu dans une zone gérée par le Hamas et qu’aucun civil ne s’y trouvait, affirmant que « la plupart des victimes étaient des terroristes ».
Le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, avait indiqué le samedi soir qu’il n’y avait « pas de certitude » quant à l’élimination de Mohammed Deif et Rafa Salama. Un haut responsable du Hamas a confirmé que Mohammed Deif était toujours en vie et qu’il supervisait directement les opérations des brigades al-Qassam, la branche armée du Hamas, ainsi que de la résistance dans la région.
Cette situation souligne une escalade de violence entre Israël et le Hamas, avec des conséquences humanitaires graves pour la population civile à Gaza. Les négociations pour un cessez-le-feu semblent suspendues pour le moment, laissant craindre une intensification des hostilités dans une région déjà marquée par de nombreux conflits et tensions.