Aller au contenu
Dernière publication
Archive
23 758 articles · 12 rubriques

Le média d'information nouvelle génération

Autre

Impact des suppressions de postes en internat sur les hôpitaux à partir de novembre

La baisse du nombre de postes d’internes en France : une situation inquiétante

Ils ne baissent pas les bras. Plusieurs représentants hospitaliers et près de 50 000 signataires (jeudi en fin de journée) d’une pétition en ligne alertent sur le faible nombre d’internes qui intégreront les hôpitaux français cet automne. Pourquoi le nombre de postes diminue-t-il en 2024 par rapport à l’an passé ? Quelles seront les conséquences pour le système de santé ? Et que répond le gouvernement ? Franceinfo fait le point, alors que le choix des spécialités des internes débute vendredi 23 août.

Les internes sont des étudiants de troisième cycle de médecine (à partir de la septième année, jusqu’à la douzième). Ils exercent à plein temps à l’hôpital ou en ambulatoire, sous la responsabilité d’un médecin senior. Pour accéder à l’internat, les étudiants passent un concours en sixième année. Le classement y joue un rôle déterminant car il leur permet de choisir, en fonction du rang obtenu, la future spécialité et la ville dans laquelle ils effectueront leur internat. Le nombre de postes ouverts dépend du nombre d’étudiants qui concourent et des besoins de santé des territoires.

Cette année, le nombre de candidats a baissé en raison de l’entrée en vigueur d’une réforme du concours de l’internat initiée en 2018 et entrée en application en 2023-2024. Elle vise à mieux évaluer les compétences pratiques et le parcours des étudiants. Parmi les nouveautés, elle introduit pour la première fois une note éliminatoire à l’écrit en début de sixième année et une épreuve orale à la fin de l’année. Une partie des étudiants de cinquième année a donc stratégiquement décidé de redoubler, pour ne pas essuyer les plâtres du nouveau concours. Au final, environ 2% des candidats ont échoué aux épreuves, un chiffre similaire aux autres années.

En raison des redoublements accrus, un nombre inférieur d’étudiants a passé le concours. Cette année, seuls 7 974 postes ont donc été ouverts pour la nouvelle promotion d’internes qui commencera à exercer en novembre. En comparaison, 9 484 postes étaient disponibles en 2023, soit 1 510 de plus. Le gouvernement affirme que cette baisse est proportionnelle au nombre d’étudiants inscrits au concours, qui était cette année moins important.

Les conséquences sur le système de santé et les réactions

Une pétition en ligne lancée jeudi 8 août par Hélène Hérubel, étudiante parisienne, et signée par près de 50 000 personnes, dénonce une « profonde injustice » pour la promotion 2024. Les étudiants, qui rêvent d’une spécialité depuis des années (chirurgie, cardiologie, ORL…), estiment que les résultats du concours « nouvelle formule » sont faussés, puisqu’une partie de leur promotion s’est abstenue de le passer en préférant redoubler.

Les internes représentent « 40% des ressources médicales » dans les hôpitaux universitaires. Le

La rédaction de Commons

Partager

Votre assistant

Le titre et le lien de l’article partent dans l’adresse du moteur, et sont copiés dans votre presse-papiers. Ouverture dans un nouvel onglet.

À lire aussi

Même rubrique, dates absolues