Incendie dévastateur au plus ancien studio de cinéma du monde arabe
Un incendie dévastateur au Studio Al-Ahram au Caire
Un des plus anciens studios de cinéma en Égypte et dans le monde arabe, le studio Al-Ahram, a été le théâtre d’un drame majeur dans la nuit du vendredi 15 au samedi 16 mars. Un incendie d’une ampleur considérable a ravagé le studio, construit en 1944, sans faire de victimes, selon des informations rapportées par un journaliste de l’AFP et des médias locaux. Le feu a englouti le contenu du site de tournage avant de se propager à trois immeubles voisins, qui ont été évacués à temps. Les habitants de ces bâtiments ont dû passer la nuit à l’extérieur, dormant dans les rues avoisinantes.
Le studio Al-Ahram, d’une superficie de 27 000 mètres carrés, abritait trois plateaux de tournage, une salle de projection et une salle de montage. Son décor unique et sa longue histoire en ont fait un lieu emblématique de l’industrie cinématographique égyptienne. Cependant, cette tragédie a laissé un profond impact sur le monde du cinéma dans la région.
Conséquences sur la production cinématographique égyptienne
Selon des sources locales, l’incendie a pris naissance après le tournage d’un feuilleton qui était destiné à être diffusé pendant le mois de ramadan, période de grande audience pour la télévision en Égypte et dans le monde arabe. Cette catastrophe soulève des inquiétudes quant aux répercussions sur l’industrie cinématographique égyptienne, qui a connu des hauts et des bas au fil des décennies.
Dans les années 1950, l’Égypte était un acteur majeur de la production cinématographique mondiale, se hissant au troisième rang des plus grands producteurs de films. Aujourd’hui, le pays revendique encore une part significative de la production cinématographique arabe, bien que le nombre de films produits ait considérablement diminué ces dernières années. En 2022, seulement 21 films ont été réalisés en Égypte, un chiffre qui témoigne des défis économiques auxquels l’industrie du cinéma est confrontée.
En conclusion, l’incendie au studio Al-Ahram constitue un véritable coup dur pour le 7e art en Égypte et dans le monde arabe. Les autorités locales et les professionnels du cinéma devront unir leurs forces pour surmonter cette épreuve et envisager l’avenir de l’industrie cinématographique dans le pays.