Aller au contenu
Dernière publication
Archive
23 771 articles · 12 rubriques

Le média d'information nouvelle génération

Autre

Incendies de Végétation au Brésil : Un Alerte Avant la COP30 en Amazonie en 2024

Une destruction alarmante de l’Amazonie

En 2024, l’Amazonie brésilienne a connu une dévastation sans précédent, avec 30,8 millions d’hectares détruits par des incendies, selon un rapport publié par la plateforme de surveillance MapBiomas le 22 janvier. Pour mettre cela en perspective, cette superficie équivaut à peu près à celle de l’Italie ou à la moitié du territoire français.

Ce chiffre représente une augmentation frappante de 79 % par rapport à l’année précédente. Comme l’indique Ane Alencar, coordinatrice de la plateforme de l’Observatoire du climat brésilien, cette situation est « atypique et alarmante ». En effet, plus de 140 000 départs de feu ont été enregistrés au Brésil en 2024, une hausse de 42 % par rapport à 2023. Ces incendies sont presque tous causés par l’activité humaine, ce qui souligne le lien direct entre l’homme et la déforestation.

Les effets du changement climatique

Les scientifiques s’accordent à dire que la crise climatique joue un rôle majeur dans l’intensité et la fréquence des incendies en Amazonie. Jean-Pierre Wigneron, chercheur à l’INRAE, explique que le changement climatique a deux grands effets sur les forêts : il entraîne un dépérissement des arbres et provoque des sécheresses extrêmes, conditions idéales pour le déclenchement des incendies. Les deux dernières années ayant été particulièrement sèches, ce phénomène a favorisé une propagation rapide des flammes.

Ainsi, la région a perdu 17,9 millions d’hectares de forêt amazonienne en 2024, aggravant encore les implications climatiques de cette situation. Selon Wigneron, « les tropiques, notamment l’Amazonie, jouent un rôle crucial dans le stockage du carbone, retenant six à huit fois plus de carbone par hectare que les forêts européennes ». Ce stockage de carbone est indispensable pour atténuer le changement climatique mondial.

L’ampleur de la destruction en Amazonie est inquiétante non seulement pour l’écosystème, mais également pour les plans du président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, qui a placé la protection de l’environnement au cœur de son mandat. Avec la conférence des Nations unies sur le climat (COP30) prévue à Belem en 2025, Lula fait face à une tâche redoutable. Le ménage qu’il doit faire dans les controverses entourant la gestion des ressources naturelles est d’autant plus urgent que l’État du Pará, dont Belem est la capitale, a subi 7,3 millions d’hectares d’incendies, représentant environ un quart de la déforestation totale recensée dans le pays.

En dépit des engagements pris par le Brésil sous Lula, certains problèmes persistent. En septembre 2024, Lula a reconnu que le pays n’était « pas prêt à 100 % » pour faire face aux feux de forêt, attribuant ces désastres à ce qu’il a qualifié de « terrorisme climatique ». En effet, des pratiques comme le brûlis restent courantes, tant pour les cultures que pour l’élevage, contribuant à la destruction des terres forestières.

L’affrontement sur la scène internationale s’annonce tout aussi délicat. Lors de la COP30, le Brésil devra travailler à la réalisation des objectifs de l’accord de Paris, malgré le retrait des États-Unis, avec des conséquences potentielles sur la dynamique des négociations internationales. Cet accord vise à maintenir une augmentation de la température mondiale en dessous de 2°C, avec un objectif idéal de 1,5°C. La pression est immense, surtout dans le contexte du réchauffement climatique qui a entraîné,

La rédaction de Commons

Partager

Votre assistant

Le titre et le lien de l’article partent dans l’adresse du moteur, et sont copiés dans votre presse-papiers. Ouverture dans un nouvel onglet.

À lire aussi

Même rubrique, dates absolues