Jeune commission remet recommandations sur l'exposition des jeunes aux écrans à Macron
Commission d’experts alerte sur l’usage des écrans chez les enfants
Réunie par Emmanuel Macron fin janvier, la commission d’experts chargée de rédiger un rapport sur l’usage des écrans chez les enfants a remis ses conclusions au président mardi 30 avril. Dans ce document d’environ 140 pages, intitulé « A la recherche du temps perdu », les dix membres du collège de spécialistes s’inquiètent des conséquences de la surexposition aux écrans en termes de santé et de développement pour les enfants. Les experts soulignent les effets négatifs, directs et indirects, des écrans sur le sommeil, la sédentarité, le manque d’activité physique, les risques de surpoids, voire d’obésité, et les problèmes liés à la vue.
La commission préconise des mesures drastiques pour contrer ces effets néfastes sur les enfants, allant jusqu’à proposer des interdictions concernant certaines pratiques dans le domaine numérique. Les spécialistes mettent en garde contre les services numériques « addictogènes et enfermants », soulignant notamment les stratégies des « services prédateurs » qui cherchent à retenir les utilisateurs aussi longtemps que possible en utilisant des techniques telles que le défilement infini, les vidéos automatiques, les notifications incessantes et les récompenses.
Recommandations pour un usage raisonné des écrans chez les enfants
En plus des interdictions recommandées, la commission propose de réguler les jeux en ligne et les micro-transactions, en encourageant une limitation des dépenses associées à ces jeux. Les experts appellent les acteurs économiques à jouer un rôle primordial dans cette régulation et vont jusqu’à envisager des audits indépendants pour garantir l’absence d’effets nocifs et une balance bénéfice-risque favorable avant la mise sur le marché de certains produits numériques.
Le rapport encourage également l’émergence d’innovations alignées sur des modèles éthiques, prônant la mise en place d’un « droit au paramétrage » pour les utilisateurs, avec des recommandations spécifiques pour garantir la protection des mineurs. Les spécialistes recommandent également de renforcer la recommandation existante de ne pas exposer les enfants de moins de 3 ans aux écrans, soulignant que ces derniers ne sont pas nécessaires au bon développement des tout-petits.
Par ailleurs, la commission appelle à sensibiliser les parents et les professionnels de la petite enfance sur les impacts des écrans dans la relation des jeunes enfants avec leur environnement. Elle insiste sur l’importance des interactions humaines, du jeu en extérieur et de l’épanouissement social des enfants, soulignant que l’écran ne doit pas primer sur ces aspects essentiels du développement.
Enfin, la commission recommande une approche progressive pour l’usage du téléphone portable chez les enfants, avec des restrictions d’accès à internet et aux réseaux sociaux jusqu’à un certain âge. Elle propose des mesures concrètes, telles que la déclaration de la date de naissance lors de l’achat d’un smartphone et l’ajout de mentions spécifiques sur les appareils destinés aux plus jeunes.
En somme, le rapport met en lumière les risques associés à une surexposition aux écrans chez les enfants et propose des mesures préventives et réglementaires pour