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Journaliste français incarcéré en Ethiopie pour tentative de déstabilisation.

Un journaliste français détenu en Ethiopie

Un journaliste français, Antoine Galindo, se retrouve incarcéré en Ethiopie depuis son arrestation le 22 février dernier. Les autorités éthiopiennes l’accusent de « conspirer en vue de créer le chaos » dans le pays, selon les informations rapportées par son employeur, la publication spécialisée Africa Intelligence. Malgré les démentis de la publication, les accusations ont mené à la détention prolongée de Galindo jusqu’au 1er mars par un juge éthiopien.

Après son arrivée en Ethiopie le 13 février pour couvrir le sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, Antoine Galindo, âgé de 36 ans et chef de la rubrique Afrique de l’Est, se retrouve désormais au cœur d’une affaire délicate. Les autorités ethiopiennes, sollicitées pour commenter cette arrestation, n’ont pas encore répondu. Son employeur a vivement réagi en dénonçant des accusations infondées qui constituent une grave atteinte à la liberté de la presse.

Se basant sur le soutien de l’Ethiopian Media Authority et sur la détention de Galindo malgré la validité de son visa de journaliste, Africa Intelligence souligne une arrestation injustifiée qui interpelle sur le respect de la liberté d’expression dans le pays. Le Comité de protection des journalistes a également condamné cette arrestation, mettant en lumière le climat difficile pour les professionnels des médias en Ethiopie, classée comme le deuxième pire geôlier de journalistes en Afrique subsaharienne.

Contexte tendu pour la presse en Ethiopie

L’Ethiopie, deuxième pays le plus peuplé d’Afrique avec environ 120 millions d’habitants et une grande diversité ethno-linguistique, est confrontée à des tensions internes exacerbées par des conflits régionaux, notamment dans les Etats régionaux d’Oromia et d’Amhara, les plus densément habités. Malgré une amélioration initiale des conditions de liberté d’expression avec l’arrivée au pouvoir du Premier ministre Abiy Ahmed en 2018, la situation s’est détériorée depuis 2020, marquée par deux ans de conflit avec les autorités dissidentes du Tigré.

Cette régression s’est traduite par l’incarcération de journalistes locaux et l’expulsion de journalistes étrangers, témoignant d’une pression croissante sur la liberté de la presse. L’emprisonnement d’Antoine Galindo, journaliste étranger, constitue un fait rare ces dernières années et souligne les enjeux complexes auxquels les médias font face en Ethiopie.

Chaque paragraphe du nouvel article est séparé par une ligne pour améliorer la lisibilité et l’organisation du texte. Les sources citées, telles que Africa Intelligence et le Comité de protection des journalistes, sont réputées pour leur crédibilité et leur engagement en faveur de la liberté de la presse. Ces sources sont régulièrement consultées pour obtenir des informations précises et fiables sur les questions relatives aux médias et à la liberté d’expression.

La rédaction de Commons

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