La France perd 2 000 distributeurs automatiques de billets en un an
La diminution du nombre de distributeurs automatiques de billets en France
Il est constaté une diminution significative du nombre de distributeurs automatiques de billets (DAB) en France au cours des dernières années. Selon un communiqué publié par la Banque de France, le nombre de DAB est passé de 46 249 fin 2022 à 44 123 en fin d’année dernière, ce qui représente une baisse de 4,6% en un an.
Cette baisse s’inscrit dans un contexte où plus de la moitié des communes françaises ne disposent ni de DAB, ni de point d’accès aux espèces, ce qui peut poser des défis en termes d’accessibilité aux services bancaires pour les citoyens vivant dans ces zones plus reculées.
Cette situation est atténuée en partie par le développement de services complémentaires de distribution d’espèces chez les commerçants, venant pallier la diminution des DAB. Cependant, la baisse du nombre total de points d’accès aux espèces, évaluée à 2,3% sur un an pour atteindre 71 541 en fin d’année dernière, reste une préoccupation pour garantir l’accessibilité aux espèces pour tous.
Le projet de mutualisation des DAB par Cash Services
Cette tendance à la diminution du nombre de DAB devrait encore s’accentuer avec le déploiement de Cash Services, un programme mis en place par Société Générale, BNP Paribas et Crédit Mutuel Alliance fédérale. Ce projet vise à mutualiser les automates de distribution d’espèces, ce qui entraînera une réduction significative du nombre de sites actuels.
Actuellement en phase de test, le premier DAB du réseau Cash Services, reconnaissable à son habillage noir et au logo distinctif, est en service au parc des expositions à Mulhouse, dans le Haut-Rhin. À terme, le réseau Cash Services prévoit de compter 7 000 sites, dont 5 000 agences et 2 000 hors agences, soit une diminution de 30% par rapport au nombre de sites de DAB actuels, qui est d’environ 10 000.
Il est important de surveiller de près l’évolution de ce projet de mutualisation et son impact sur l’accessibilité des services bancaires pour les usagers, en particulier dans les zones où la disponibilité des espèces peut être limitée. La Banque de France et les autorités concernées devront s’assurer que ces changements n’entravent pas l’accès aux services financiers de base pour l’ensemble de la population.