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Laurent Wauquiez suscite la controverse avec sa proposition d’enfermement pour les OQTF à Saint-Pierre-et-Miquelon.

Proposition controversée de Laurent Wauquiez sur l’enfermement des étrangers dangereux à Saint-Pierre-et-Miquelon

La proposition de Laurent Wauquiez, président des députés Les Républicains (LR), visant à enfermer les étrangers considérés comme dangereux dans un centre de rétention à Saint-Pierre-et-Miquelon a suscité une vive réaction au sein de la classe politique française. Dans un entretien publié le 8 avril sur le site JDNews, Wauquiez a déclaré : « Je propose que les étrangers dangereux sous Obligation de Quitter le Territoire (OQTF) soient enfermés dans un centre de rétention à Saint-Pierre-et-Miquelon, hors de l’Hexagone. »

Cette suggestion, qui se veut une alternative à l’expulsion des individus visés par des OQTF refusant de rentrer dans leur pays d’origine, a pour objectif selon Wauquiez d’accroître la pression sur ces personnes. « Ils auraient une seule alternative : soit partir à Saint-Pierre-et-Miquelon, soit rentrer chez eux, » a-t-il précisé.

Saint-Pierre-et-Miquelon, un archipel français situé à environ 4 000 kilomètres de la métropole, au large des côtes canadiennes, est décrit par Wauquiez avec une certaine aisance. Il a noté que cet endroit, avec une température moyenne de 5 degrés Celsius et 146 jours de pluie ou de neige par an, serait un environnement dissuasif pour ceux qui envisageraient de s’y installer.

Il a également ajouté que cette mesure devrait être accompagnée d’un allongement de la durée de rétention, citant l’exemple de l’Italie où la durée est portée à 18 mois, voire illimitée au Royaume-Uni.

Cette proposition, d’une part novatrice, d’autre part controversée, a immédiatement provoqué une onde de choc dans le paysage politique français.

Réactions virulentes de la classe politique

Les critiques n’ont pas tardé à fuser. Le ministre des Outre-Mers, Manuel Valls, a vivement réagi, condamnant l’idée d’utiliser Saint-Pierre-et-Miquelon comme un centre de rétention. « C’est la France, pas une prison ou un centre de rétention, » a-t-il réaffirmé, ajoutant que « l’exil forcé, c’est une méthode de colon, pas d’élu de la République ». Valls a également souligné que « aucun territoire français ne mérite d’être traité comme une zone de relégation. »

De son côté, Marine Le Pen, la dirigeante du Rassemblement National, a réagi sur les réseaux sociaux, déclarant que « la place des OQTF, c’est dans leur pays… sûrement pas dans un territoire français. » Elle a également défendu les habitants de Saint-Pierre-et-Miquelon, les qualifiant de « ceux qui ne sont pas des sous-citoyens. »

Les députés de l’archipel, notamment Stéphane Lenormand, ont également exprimé leur indignation face à cette proposition jugée méprisante pour les habitants de Saint-Pierre-et-Miquelon. Lenormand a déclaré sur le même réseau social qu’il était inacceptable de « prétendre renvoyer les OQTF dans un territoire français ».

La gêne ressentie par nombre de responsables politiques s’est accentuée avec les réactions de gauche, où Alexis Corbière, ancien député insoumis désormais écologiste, a accusé Wauquiez de « réinventer le bagne », une institution abolie en 1938 en France. Le député macroniste Pieyre-Alexandre Anglade a également critiqué l’attitude du leader des Républicains, estimant qu « @va tout ce qui reste de républicain chez

La rédaction de Commons

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