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Le Conseil d'Etat confirme la perte de fréquence de C8 et NRJ12 sur la TNT

Le sort de C8 et NRJ 12 est désormais scellé. Le Conseil d’État a récemment tranché en rejetant le dernier recours des deux chaînes en vue de conserver leurs fréquences sur la télévision numérique terrestre (TNT). Cette décision fait suite à une analyse menée par l’Arcom, l’organe de régulation des contenus audiovisuels en France, qui avait déjà écarté ces deux chaînes de la présélection pour l’attribution de fréquences en juillet 2024.

Un rejet qui suscite des inquiétudes dans le secteur audiovisuel

Dans son communiqué, le Conseil d’État a affirmé que l’Arcom « n’a pas commis d’illégalité dans son analyse qui l’a amenée à écarter C8 et NRJ12 ». Cette décision a profondément agité le groupe Canal+, propriétaire de C8, qui a exprimé son incompréhension face à cette issue. Le groupe souligne que cette situation pourrait mettre en péril les emplois de près de 400 collaborateurs et prestataires de la chaîne, reflétant ainsi les préoccupations qui entourent l’avenir de la chaîne.

Cette décision du Conseil d’État a non seulement des ramifications pour C8 et NRJ 12, mais soulève également des questions plus larges sur la santé économique du paysage audiovisuel français. La décision de l’Arcom et celles qui en découlent témoignent d’un processus de réévaluation des chaînes de télévision sur la TNT, qui répondent ainsi à des critères compétitifs inédits.

De plus, le Conseil d’État a demandé à l’Arcom d’explorer la possibilité d’un nouvel appel à candidatures pour quatre fréquences qui seront disponibles à partir de juin 2024. Cela laisse la porte ouverte à une éventuelle réévaluation, permettant ainsi à C8 et NRJ 12 de postuler à nouveau. Cependant, cette incertitude est une épée de Damoclès au-dessus des chaînes justifiant une profonde réflexion sur leur avenir stratégique.

Les répercussions de cette décision sur l’ensemble du paysage audiovisuel

En parallèle, l’Arcom a déjà avancé dans le processus d’attribution de nouvelles fréquences. Le 12 décembre dernier, l’instance a signé onze conventions avec les nouveaux titulaires, dont deux chaînes émergentes : l’une appartenant au groupe CMI France, dirigé par le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, et l’autre par le groupe Ouest-France. Cette évolution marque un tournant dans le paysage audiovisuel français, avec l’introduction de nouvelles chaînes qui pourraient rivaliser avec les acteurs historiques.

Dans ce climat, l’organisation d’une nouvelle numérotation des chaînes a également été annoncée, avec le canal 8 désormais attribué à LCP/Public Sénat et le canal 12 à Gulli. Cette rationalisation des fréquences pourrait transformer l’expérience télévisuelle des téléspectateurs tout en posant des défis supplémentaires aux chaînes existantes pour maintenir leur audience alors qu’elles se battent pour survivre dans un environnement en constante évolution.

Concernant les perspectives de C8, le groupe Canal+ a fait savoir qu’il ne comptait pas continuer la diffusion de C8 en dehors de la TNT, ce qui renforce la complexité de la situation. D’ores et déjà, le groupe prévoit de retirer de la TNT ses quatre chaînes payantes (Canal+, Canal+ Cinéma, Canal+ Sport, Planète) à partir de juin 2024, ce qui témoigne d’une transformation radicale de sa stratégie de diffusion.

Avant l’éventuelle extinction de C8, son animateur emblématique, Cyril Hanouna, s’apprête à animer une dernière soirée en direct prévue pour le 27 février, un événement qui pourrait marquer la fin d’une ère pour la chaîne. Les

La rédaction de Commons

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