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Le Panama refuse la présence militaire américaine sur son territoire, en réponse à une proposition du gouvernement Trump.

Le Panama rejette un retour des troupes américaines

Le ministre de la Défense du Panama, Frank Abrego, a récemment exprimé un rejet formel de l’idée d’un retour des troupes américaines sur le territoire panaméen. Cette déclaration survient dans le contexte d’une visite officielle du secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, qui a suggéré, lors d’une conférence de presse à Panama, que des « exercices conjoints » pourraient conduire à une augmentation de la présence militaire américaine. Abrego a souligné que le gouvernement panaméen, par l’entremise du président José Raul Mulino, avait clairement indiqué qu’il n’y aurait « ni bases militaires ni sites de défense » autorisés sur son territoire.

Cette prise de position a des implications notables pour les relations entre les deux pays, qui se sont durablement redéfinies depuis le retrait des troupes américaines en 1999. Depuis cette date, plus aucune unité militaire américaine n’est stationnée de manière permanente au Panama, à l’exception des exercices conjoints limités.

Un contexte historique complexe

Les relations militaires entre le Panama et les États-Unis sont marquées par un passé tumultueux. En décembre 1989, les forces américaines ont envahi le Panama pour déloger le dictateur Manuel Antonio Noriega, un contexte qui a conduit à l’établissement de plusieurs bases militaires dans le pays. Le Canal de Panama, une voie maritime stratégique reliant l’Atlantique et le Pacifique, était sous le contrôle direct des États-Unis jusqu’à la fin de l’année 1999, date à laquelle le Panama a repris l’entière gestion de cette infrastructure vitale.

Suite à l’intervention de 1989, les États-Unis avaient entamé un processus de retrait de leurs installations militaires. Ce retrait, achèvement d’un long processus de décolonisation militaro-stratégique, était perçu comme un prélude à l’émergence d’une relation bilatérale fondée sur le respect de la souveraineté panaméenne.

L’idée d’un retour des troupes américaines, suggérée par Hegseth, pourrait être interprétée comme une tentative de renforcer la coopération en matière de sécurité, en particulier dans un contexte régional marqué par des tensions croissantes et des défis en matière de sécurité, tels que le trafic de drogues et d’autres formes de criminalité transnationale. Cependant, la réaction instantanée du ministre Abrego reflète le fort sentiment nationaliste au Panama, qui insiste sur la nécessité de préserver son autonomie face aux pressions extérieures.

Les médias américains avaient rapporté, sur la base de sources anonymes, que la Maison Blanche considérait différentes options pour renforcer la présence militaire des États-Unis au Panama, ce qui a suscité un sentiment de malaise au sein de la population et du gouvernement panaméen. Il est important de noter que cette situation est encore fragile et que la méfiance à l’égard des intentions américaines reste persistante, à la lumière des événements passés.

L’opinion publique panaméenne demeure, en grande partie, opposée à toute forme de présence militaire américaine sur son sol, compte tenu des souvenirs douloureux de l’occupation militaire du XXe siècle. Une telle évolution serait perçue comme une menace pour la souveraineté nationale et un retour à une époque difficile de l’histoire panaméenne.

Les exercices de sécurité conjoints programmés entre les deux pays sont souvent présentés comme une opportunité de coopération, mais le rejet gouvernemental souligne les limites de ce que le Panama est disposé à accepter.

Les sources citées dans cet article, notamment les déclarations officielles de Frank Abrego et les rapports de NBC News sur les intentions de la

La rédaction de Commons

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