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Le Portugal projette d'interdire l'exploitation minière des fonds marins jusqu'en 2050.

Le Portugal établit un moratoire historique sur l’exploitation minière sous-marine

Le 31 janvier 2023, le Parlement portugais a pris une décision marquante en adoptant un moratoire interdisant l’exploitation minière des grands fonds marins dans ses eaux territoriales jusqu’en 2050. Cette initiative est d’une portée significative, car elle place le Portugal en position de pionnier au sein de l’Union européenne en matière de préservation marine.

Cette législation a été votée lors d’une première lecture et s’inspire d’une série de propositions émanant de députés des principaux partis, tant au gouvernement qu’à l’opposition. Elle constituera la base d’une loi qui sera soumise à un vote final. Cela représente un tournant dans la gestion des ressources maritimes, alors que de nombreuses préoccupations environnementales émergent autour de l’exploitation des fonds marins.

Vers une gestion durable des ressources maritimes

« La décision du Portugal de mettre en place un moratoire est un pas vers une gestion durable des ressources maritimes », a déclaré Catarina Abril, une militante écologiste de l’ONG Sciaena. Dans un communiqué, cette organisation, en collaboration avec le Fonds mondial pour la nature (WWF) et la « Sustainable Ocean Alliance » (SOA), a salué cette avancée.

Le Canada, la France, la Pologne et la Russie ont manifesté leur intérêt pour l’exploration de gisements à la limite des eaux territoriales des Açores, une région reconnue pour sa biodiversité marine. Les fonds marins, situés entre 4 000 et 6 000 mètres de profondeur, renferment des ressources précieuses, notamment des nodules polymétalliques, qui contiennent des métaux comme le manganèse, le cobalt et le nickel. Ces éléments sont particulièrement recherchés pour leur utilisation dans la fabrication de batteries pour véhicules électriques, alimentant ainsi une demande croissante sur le marché mondial.

La communauté internationale se dirige vers une année 2025 cruciale, avec le développement du « code minier » par l’Autorité internationale des fonds marins (AIFM), qui aura pour but de régir l’exploitation des ressources sous-marines. Ce cadre réglementaire est attendu avec impatience, car il pose la question de la durabilité et de l’intégrité des écosystèmes marins.

Les récents échos de la décision portugaise ont trouvé un écho favorable chez de nombreux pays et ONG qui militent pour un moratoire sur l’exploitation non réglementée des fonds marins. Néanmoins, la situation est délicate, car malgré le soutien croissant affiché à l’échelle internationale, seuls les pays insulaires du Pacifique, comme les Palaos et les Fidji, ont actuellement mis en œuvre une interdiction totale sur cette pratique.

La protection des fonds marins est cruciale, d’autant plus que ces écosystèmes mal connus jouent un rôle vital dans la régulation du climat et dans le maintien de la biodiversité. Plusieurs études suggèrent que l’exploitation des fonds marins pourrait entraîner des perturbations irréparables des habitats, mettant ainsi en péril des milliers d’espèces marines.

En somme, le Portugal a posé une pierre angulaire sur le chemin vers la durabilité des ressources maritimes et la protection de l’environnement. En optant pour un moratoire, le pays espère encourager d’autres nations à s’engager également dans la préservation de l’océan, jusqu’à ce que des données scientifiques plus fiables soient recueillies sur l’impact potentiel de l’exploitation minière.

Les sources qui soutiennent cette législation sont principalement des ONG réputées, telles que Sciaena et le WWF, qui ont fait leurs preuves dans la

La rédaction de Commons

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