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Liquidation de Chaussexpo : reprise de 239 emplois et 74 magasins validée

Le tribunal de commerce de Lille valide le sauvetage partiel de Chaussexpo

Le tribunal de commerce de Lille a rendu une décision importante le mercredi 13 mars en validant l’offre de reprise présentée par Chausséa pour 71 des 176 magasins de la chaîne Chaussexpo. De plus, trois autres magasins ont été repris, un par la société GDC et deux par Chloé Développement. Cela signifie que 239 emplois et 74 boutiques vont être maintenus, offrant un rayon de lumière pour certains employés.

Cependant, la triste nouvelle est que sans repreneurs, les 102 magasins restants vont devoir fermer leurs portes pour de bon dès vendredi soir, entraînant ainsi le licenciement de 376 personnes. Caroline Verhaeghe, avocate du CSE de Chaussexpo, a exprimé un sentiment partagé : « Ce n’est même pas 50% de l’effectif qui est repris, donc il y a de l’amertume, mais on peut aussi se réjouir que là où on a failli passer à zéro reprise, on ait quand même 239 salariés qui vont conserver leur emploi », a-t-elle déclaré à l’AFP.

La maison-mère de Chaussexpo, l’entreprise Desmazières, avait été placée en liquidation judiciaire en janvier, laissant environ 750 employés dans l’incertitude. Parmi les raisons évoquées pour cette liquidation, Cyril Goulet, directeur général, avait pointé du doigt les conséquences de la pandémie de Covid-19, les augmentations des coûts de transport et des loyers, ainsi que la baisse du pouvoir d’achat de la clientèle.

Il est important de souligner que Chaussexpo avait déjà été secouée par deux plans sociaux en 2017 et 2018, entraînant la fermeture de plusieurs magasins et la suppression de nombreux emplois. Cette restructuration s’inscrit dans une tendance plus large de difficultés rencontrées par de nombreuses marques de vêtements et de chaussures ces derniers mois, impactées par la crise du secteur du prêt-à-porter. Des enseignes telles que Naf Naf, Gap France, André ou San Marina ont également été touchées, certaines ayant même dû fermer définitivement comme Camaïeu en septembre 2022.

Cette décision du tribunal de commerce de Lille met en lumière les défis auxquels sont confrontées de nombreuses entreprises du secteur de la mode et souligne l’importance des restructurations pour assurer la survie de certaines marques tout en préservant des emplois. Il reste à espérer que les employés touchés par cette décision puissent rebondir et trouver rapidement de nouvelles opportunités sur le marché du travail.

La rédaction de Commons

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