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L'UE engage des actions contre Apple, Google et Meta pour non-respect des règles de la concurrence.

La Commission européenne contre-attaque les géants de la tech

La Commission européenne a récemment lancé des actions juridiques contre les géants de la technologie Apple, Alphabet (la société mère de Google) et Meta (qui détient Facebook, Instagram et WhatsApp) pour des violations présumées des règles de concurrence de l’Union européenne. Ces mesures, prises le lundi 25 mars, interviennent suite à l’entrée en vigueur du Digital Markets Act (DMA) en début de mois, un règlement européen spécifique aux marchés numériques.

Alors que le commissaire européen au Marché intérieur, Thierry Breton, note déjà des changements sur le marché depuis l’implémentation du DMA, il se montre néanmoins sceptique quant à la conformité des solutions mises en place par Alphabet, Apple et Meta vis-à-vis de leurs obligations envers l’UE.

Les griefs reprochés aux entreprises tech sont loin d’être nouveaux. Alphabet est notamment soupçonné d’avoir abusé du quasi-monopole de Google pour favoriser ses propres services, ce qui lui a déjà valu une amende de 2,4 milliards d’euros en 2017. Cependant, les remèdes proposés à l’époque n’ont pas été jugés satisfaisants par les autorités européennes.

De leur côté, Alphabet et Apple sont également pointés du doigt pour des restrictions imposées dans leurs boutiques d’applications respectives, Google Play et App Store, ayant déjà entraîné une amende de 1,8 milliard d’euros pour Apple en début d’année. Quant à Meta, il est accusé de proposer un abonnement payant permettant d’éviter la publicité, mais ne fournissant pas une réelle alternative aux utilisateurs refusant de partager leurs données personnelles.

La Commission européenne analyse parallèlement le système de référencement d’Amazon, s’interrogeant sur une possible mise en avant des marques propres de la plateforme.

Avec pour objectif de finaliser les procédures dans un délai maximum de 12 mois, le nouveau règlement prévoit des amendes pouvant représenter jusqu’à 20% du chiffre d’affaires mondial des entreprises en cas d’infractions graves et répétées, contre 10% précédemment. Bruxelles dispose désormais du pouvoir de démanteler les entreprises contrevenantes, une mesure dissuasive ultime.

Cette offensive de l’UE contre les géants de la tech s’inscrit dans une volonté de réguler plus étroitement le secteur numérique et de garantir une concurrence équitable au sein du marché européen, tout en protégeant les utilisateurs des éventuels abus de position dominante de ces grandes entreprises.

La rédaction de Commons

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