Aller au contenu
Dernière publication
Archive
23 760 articles · 12 rubriques

Le média d'information nouvelle génération

Autre

L'UE enquête sur Facebook et Instagram pour désinformation

La Commission européenne met Facebook et Instagram sous enquête

La Commission européenne a récemment ouvert une enquête contre Facebook et Instagram, les réseaux sociaux appartenant à Meta, pour non-respect présumé de leurs obligations en matière de lutte contre la désinformation, à seulement cinq semaines des élections européennes. Les dirigeants de l’UE se sont alarmés de possibles manipulations de l’opinion publique par des acteurs extérieurs, notamment la Russie. Cette initiative vise à protéger les citoyens européens de la désinformation et des manipulations étrangères, selon Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne.

Des manquements pointés du doigt

Thierry Breton, commissaire européen au Marché intérieur, a énuméré les principaux reproches à l’égard de Meta, la maison mère de Facebook et Instagram. Parmi ceux-ci, la Commission a souligné une modération jugée « insuffisante » des publicités par les plateformes, avec la diffusion d’annonces potentiellement nuisibles pour les processus électoraux. De plus, Meta est accusé de réduire la visibilité des contenus politiques dans les systèmes de recommandations de ses plateformes, une pratique en contradiction avec les exigences de transparence du Règlement sur les services numériques (DSA).

Autres points de frictions

En outre, la Commission européenne soupçonne que le mécanisme de signalement de contenus illégaux mis en place par Meta ne respecte pas la réglementation en vigueur, en raison de sa complexité d’accès et d’utilisation. De même, Bruxelles reproche à Meta son projet de supprimer un outil essentiel pour détecter et analyser la désinformation sur Facebook et Instagram, sans proposer de solution de remplacement adéquate.

Meta répond à ces accusations en affirmant disposer de procédures internes pour identifier et atténuer les risques sur ses plateformes. L’entreprise se dit impatiente de collaborer avec la Commission européenne pour fournir davantage de détails sur son travail. Cela intervient après l’annonce de la suppression de l’outil « CrowdTangle » par Meta, suscitant des inquiétudes chez les chercheurs et journalistes qui l’utilisent pour surveiller en temps réel la diffusion de contenus problématiques sur les réseaux.

Menace de sanctions et demande d’explications

Dans le cadre de cette enquête, la Commission européenne demande à Meta de fournir, dans un délai de cinq jours, des informations détaillées sur les mesures correctives prises pour garantir un contrôle public des contenus diffusés sur ses plateformes. Des sanctions pourraient être envisagées en cas de non-conformité aux demandes de l’UE. Cette affaire constitue la cinquième enquête formelle ouverte par Bruxelles en vertu du Règlement sur les services numériques, entré en vigueur l’an dernier pour lutter contre les contenus illégaux en ligne.

L’importance de la transparence et de la conformité

En conclusion, cette enquête témoigne de l’engagement de l’UE à garantir la transparence et le respect des réglementations en vigueur aux plateformes en ligne telles que Facebook et Instagram. À l’approche des échéances électorales, la vigilance contre la désinformation et les manipulations devient cruciale pour pré

La rédaction de Commons

Partager

Votre assistant

Le titre et le lien de l’article partent dans l’adresse du moteur, et sont copiés dans votre presse-papiers. Ouverture dans un nouvel onglet.

À lire aussi

Même rubrique, dates absolues