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Lutte contre les violences faites aux femmes : 5 000 téléphones grave danger et 700 bracelets anti-rapprochement en service

Les dispositifs de protection contre les violences faites aux femmes : un état des lieux

Dans un contexte où les violences faites aux femmes demeurent une préoccupation majeure en France, les dispositifs tels que les « téléphones grave danger » et les bracelets anti-rapprochement jouent un rôle essentiel. Le ministère de la Justice affirme que ces outils sont pleinement intégrés dans la stratégie de lutte contre ce fléau social. À l’approche de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars, un nouveau bilan sur leur utilisation a été publié, révélant des statistiques encourageantes mais aussi des défis persistants.

Les téléphones grave danger : un outil de sauvegarde efficace ?

Le dispositif du « téléphone grave danger » a été lancé en 2009 en Seine-Saint-Denis et s’est étendu à toute la France en 2014. Au début de février 2024, 4 911 de ces téléphones étaient actifs, soit une augmentation par rapport aux 4 529 de l’année précédente. Par rapport aux autres années, l’essor est significatif, avec seulement 3 629 téléphones en 2023 et 2 448 en 2022. Ce téléphone permet aux femmes victimes de violences d’alerter immédiatement les forces de l’ordre en appuyant sur un simple bouton.

Cette technologie, soutenue par un système de géolocalisation, permet de relier la victime à un professionnel formé à la lutte contre les violences. En 2024, 3 000 alertes via ces dispositifs ont conduit à des interventions des forces de l’ordre, témoignant d’un usage actif en situation de crise.

Cependant, il est important de noter que, bien que les chiffres montrent une adoption croissante des téléphones grave danger, des défis subsistent dans la réhabilitation des victimes et la prévention des violences. L’efficacité de ce dispositif repose non seulement sur sa diffusion, mais également sur la sensibilisation et la confiance qu’ont les femmes à son égard.

Les bracelets anti-rapprochement : entre avancées et recul

Les bracelets anti-rapprochement ont été introduits par la loi du 28 décembre 2019 pour compléter les mesures de protection des victimes. Au 1er février 2025, 770 de ces dispositifs étaient en service, en légère diminution par rapport aux 983 de l’année précédente. En quatre ans, 2 591 décisions ont été prises pour placer des conjoints ou ex-conjoints violents sous ce système. Ce bracelet, porté à la cheville, permet de géolocaliser l’agresseur et de déclencher une alerte lorsque celui-ci s’approche d’un périmètre défini par un juge.

Malgré ces outils, les données de l’année 2023 montrent un contexte de violences conjugales de plus en plus préoccupant. Par exemple, entre 2017 et 2023, les condamnations pour violences conjugales ont grimpé de 136%, passant de 22 202 à 52 302. Les évictions du domicile, dans le cadre de contrôles judiciaires, ont également été multipliées par plus de deux, passant de 1 264 en 2017 à 3 953 en 2023.

En parallèle, un bilan du ministère de l’Intérieur, publié fin novembre 2023, a révélé que 96 femmes avaient été victimes de féminicide conjugal en France, marquant une baisse de 19% par rapport à l’année précédente. Cette baisse encourageante vient tempérer une réalité encore sombre, [[1](https://www.interieur.gouv.fr/)] [[2](https://www.gouvernement.fr/)].

Vers une meilleure gestion des violences conjugales

Gérald Darmanin, ministre de la Justice,

La rédaction de Commons

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