Massacre du 17 octobre 1961 : l'Assemblée condamne la répression sanglante des Algériens
La reconnaissance des événements du 17 octobre 1961 à Paris
La proposition de résolution condamnant la répression sanglante des Algériens lors de la manifestation pacifique du 17 octobre 1961 à Paris a été approuvée par l’Assemblée nationale. Cette proposition, portée par les députées Sabrina Sebaihi et Julie Delpech, a recueilli l’approbation de la majorité des députés, avec 67 voix pour et 11 voix contre, provenant du Rassemblement national.
Cette proposition fait écho à un événement tragique de l’histoire française, où entre 30 et 200 personnes auraient perdu la vie lors de cette répression brutale. La ministre déléguée chargée des Collectivités territoriales, Dominique Faure, a souligné la violence exercée par les services sous l’autorité de Maurice Papon, préfet de police à l’époque, lors de cette manifestation. Des manifestants, parmi les 20 000 à 30 000 Algériens présents, ont été frappés, certains tués par balles et jetés dans la Seine.
La quête de reconnaissance et de justice
La résolution adoptée invite le gouvernement à collaborer avec les autorités algériennes pour appréhender leur histoire commune, notamment les événements du 17 octobre 1961. Sabrina Sebaihi a souligné les avancées déjà réalisées en matière de mémoire, telles que les hommages rendus par François Hollande en 2012 et les déclarations d’Emmanuel Macron en 2021 reconnaissant les crimes commis ce jour-là.
Cette initiative vise également à établir une journée de commémoration de ce massacre dans le calendrier officiel des commémorations nationales. Elle s’inscrit dans une démarche de justice et de reconnaissance envers les victimes de cette répression violente, marquant ainsi une étape importante dans la prise de conscience et la réparation des injustices du passé.
Cher lecteur, en reconnaissant et en commémorant les événements du 17 octobre 1961, la France continue sa quête de vérité et de réconciliation dans une perspective de mémoire collective et de justice historique.