Mikhaïl Kavelachvili, élu président de la Géorgie lors d'un vote controversé
Mikhaïl Kavelachvili élu président de la Géorgie
Un résultat sans grande surprise en Géorgie : le candidat antioccidental Mikhaïl Kavelachvili, unique candidat en lice, a été élu président de la République à l’âge de 53 ans par le collège électoral le samedi 14 décembre. Il a remporté 224 voix sur les 225 exprimées, lors d’un scrutin largement boycotté par les oppositions. Une manifestation est actuellement en cours devant le Parlement, lieu du déroulement du vote.
Après avoir été footballeur, Mikhaïl Kavelachvili s’est illustré par ses positions nationalistes et anti-LGBT. Son parcours politique a débuté en 2016 lorsqu’il est devenu député à Tbilissi sous la bannière du parti au pouvoir, le Rêve géorgien. Il a rapidement pris la tête de la commission des sports et de la jeunesse au Parlement. Réélu en 2020, il a par la suite quitté son parti pour fonder, deux ans plus tard, le parti d’extrême droite appelé le Pouvoir du peuple.
Controverse autour de son élection et de ses positions politiques
Considéré comme une émanation du Rêve géorgien, le parti d’extrême droite de Mikhaïl Kavelachvili est à l’origine de la loi controversée sur « l’influence étrangère », une législation répressive inspirée de la Russie et adoptée en mai dernier. Cette position antioccidentale a suscité des inquiétudes au sein de la communauté internationale quant aux orientations politiques futures de la Géorgie.
Malgré des élections législatives contestées en octobre 2024, Mikhaïl Kavelachvili a conservé son mandat de député. Son accession à la présidence soulève des interrogations sur l’avenir des droits des minorités et de la démocratie en Géorgie. Sa victoire incontestée éveille les craintes quant à d’éventuelles mesures autoritaires dans le pays.
En conclusion, l’élection de Mikhaïl Kavelachvili en tant que président de la Géorgie marque un tournant inquiétant pour la démocratie et les droits de l’Homme dans ce pays. Ses prises de position radicales et nationalistes laissent présager un climat politique tendu, mettant en péril les avancées démocratiques réalisées ces dernières années.