Otages retrouvés morts dans la bande de Gaza: ce que l'on sait
La découverte des corps des otages enlevés
Les corps des six otages enlevés lors de l’attaque du Hamas le 7 octobre en Israël ont été retrouvés dans la bande de Gaza le samedi 31 août, selon l’armée israélienne et le président américain Joe Biden. Les familles des otages ont vivement critiqué le gouvernement de Benyamin Nétanyahou suite à l’annonce de leur décès. Les forces israéliennes ont retrouvé les corps des otages dans un tunnel sous la ville de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, ont déclaré les autorités israéliennes.
Les otages auraient été enlevés vivants par le Hamas, pour être ensuite « tués de sang-froid », selon les affirmations du ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant. Les circonstances entourant leur décès soulèvent des questions et des accusations à l’encontre du Hamas de la part des autorités israéliennes. Selon le porte-parole de l’armée israélienne Daniel Hagari, les otages auraient été tués peu de temps avant que les forces n’arrivent sur les lieux.
Les profils des otages et les réactions politiques
Parmi les otages retrouvés, cinq d’entre eux avaient été enlevés lors du festival de musique Nova par des commandos du Hamas lors de l’attaque du 7 octobre. L’un des otages les plus connus était l’Israélo-Américain Hersh Goldberg-Polin, âgé de 27 ans. Les autres otages étaient Eden Yerushalmi (24 ans), Alexander Lobanov (33 ans), Almog Sarusi (27 ans), Ori Danino (25 ans) et Carmel Gat (40 ans).
Les réactions politiques ne se sont pas fait attendre. Le Premier ministre israélien a menacé de riposter contre le Hamas, déclarant qu’aucun accord de cessez-le-feu ne serait envisagé après un tel acte. De son côté, le président américain Joe Biden s’est dit « dévasté et en colère » face à la situation, promettant que les leaders du Hamas « payeraient » pour leurs crimes. Un dirigeant du Hamas a pour sa part accusé Israël d’être responsable de la mort des otages en raison de ses actions.
La découverte des corps a également suscité des réactions au sein de la population israélienne. Des manifestations ont été organisées en soutien aux familles des otages, appelant à des actions contre le gouvernement israélien pour sa gestion de cette affaire. Le Forum des familles des otages a même appelé à une grève générale pour exprimer leur mécontentement.
Enfin, le Israel Business Forum et l’ancien Premier ministre Yaïr Lapid ont soutenu l’idée d’une grève générale pour faire pression sur les autorités israéliennes, ajoutant ainsi une dimension économique à la protestation. Le principal syndicat du pays, Histradout, était également en réunion pour décider de la suite des actions à entreprendre. La mobilisation populaire et la pression politique semblent s’intensifier dans un contexte marqué par la découverte tragique des corps des otages enlevés.