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Procès des ex-employées de People&Baby : Requis de sursis de 6 et 12 mois

Réquisitoire contre les ex-salariées d’une crèche People&Baby pour des violences sur des enfants

Six et douze mois de prison avec sursis ont été requis à l’encontre de deux anciennes salariées d’une crèche People&Baby jugées à Lille pour des violences infligées à des enfants. La procureure a demandé six mois de prison avec sursis pour l’ancienne directrice de crèche, âgée de 48 ans, pour des violences sur trois enfants, tandis que douze mois de prison avec sursis ont été requis pour l’ex-infirmière de 35 ans, accusée de violences sur huit enfants. Le parquet a également requis une interdiction d’exercer pendant cinq ans pour les deux prévenues.

Les accusations portées à l’encontre des prévenues concernent des violences volontaires, à la fois physiques et psychologiques, sans incapacité, sur neuf enfants au sein de la crèche située à Villeneuve-d’Ascq (Nord). Les parties civiles ont décrit des privations de repas, des humiliations, de l’isolement et certains ont même évoqué des soupçons de maltraitances physiques.

Le procès, qui s’est tenu suite à la publication du livre « Les Ogres » de Victor Castanet, dénonçant le modèle « low cost » de certains groupes de crèches privées, a été mis en délibéré au 7 octobre.

Face à une salle comble en début d’audience, les avocates de la défense ont demandé un renvoi, dénonçant un « rouleau compresseur médiatique ». Cependant, le tribunal a maintenu les débats, jugeant qu’il était nécessaire de juger cette affaire, tout en acceptant la demande de huis clos des parties civiles.

À la sortie de l’audience, Fatima En-Nih, avocate d’une ex-salariée, s’est exprimée en indiquant : « Aujourd’hui, ce n’était pas le procès de People&Baby » et a insisté sur le fait qu’il ne fallait pas faire des accusées les boucs émissaires d’un système plus vaste dénoncé.

Les avocats des parties civiles ont souligné le manque de formation et peut-être la fatigue comme éléments à prendre en compte dans cette affaire. Les prévenues, de leur côté, ont nié les faits qui leur sont reprochés et sont « dévastées » par la situation. Avant l’audience, l’avocate des parties civiles, Alexandre Schmitzberger, avait expliqué que des enfants présentaient des troubles psychomoteurs, du comportement et des retards de développement, parfois jusqu’à deux ans.

La cour a rappelé que les deux femmes étaient soupçonnées d’avoir adopté « des attitudes et gestes inadaptés à la prise en charge d’un enfant en bas âge ».

Analyse de la situation et perspectives à venir

La gravité des accusations portées à l’encontre des ex-salariées de la crèche People&Baby soulève des questions importantes sur la sécurité et le bien-être des enfants pris en charge dans les structures de garde. Il est essentiel que les autorités compétentes fassent la lumière sur cette affaire et prennent des mesures adéquates pour éviter de tels incidents à l’avenir.

Il est également crucial d’ab

La rédaction de Commons

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