Proposition "Bien-vieillir" adoptée malgré demandes pour une loi "grand âge"
L’adoption de la loi « bien-vieillir » par l’Assemblée : enjeux et controverses
L’Assemblée nationale a récemment adopté la loi « bien-vieillir » visant à mettre en place des mesures relatives au grand âge et à l’autonomie. Cette adoption a suivi un accord entre députés et sénateurs en commission mixte paritaire. La proposition de loi a été approuvée par 177 députés contre 51, bien que des réserves aient été émises par certains parlementaires, notamment les socialistes. Ces derniers ont déposé une motion de rejet pour exprimer leur mécontentement vis-à-vis de l’absence d’engagement clair du gouvernement concernant la loi grand âge.
Malgré le large soutien à la loi « bien-vieillir », des interrogations persistent quant à la concrétisation des engagements gouvernementaux. Alors que l’ex-Première ministre Elisabeth Borne avait exprimé le souhait de présenter un texte avant l’été 2024 pour mettre en œuvre les promesses du président de la République, la ministre des Solidarités Catherine Vautrin a semé le doute en soulignant les limites constitutionnelles actuelles en termes de loi de programmation pour le grand âge.
Les attentes des parlementaires et les appels à un calendrier précis
Malgré l’approbation de la loi « bien-vieillir », des voix se sont élevées pour réclamer un engagement plus ferme de la part du gouvernement en matière de politique du grand âge. Certains articles de la loi prévoient déjà la mise en place d’une loi de programmation pluriannuelle pour le grand âge, suscitant l’espoir de certaines formations politiques. Cependant, neuf chefs de groupes parlementaires ont adressé une lettre ouverte au Premier ministre Gabriel Attal pour demander un « engagement solennel, associé à un calendrier précis », concernant le dépôt et l’examen du projet de loi relatif au grand âge.
Lors des questions au gouvernement, la ministre déléguée chargée des Personnes âgées, Fadila Khattabi, est restée évasive quant à la mise en œuvre de ces engagements. Elle a évoqué la nécessité de débattre des stratégies, de la gouvernance et du financement, en précisant que des mesures législatives pourraient être prises. Malgré cette réponse, certains parlementaires restent attentifs à l’évolution de ce dossier et appellent à plus de clarté quant aux actions à venir.
Chaque parlementaire exprime des préoccupations légitimes concernant la prise en charge des personnes âgées en France. Il est essentiel que les engagements pris par le gouvernement soient clairs, mesurables et mis en œuvre dans les délais annoncés pour garantir le bien-être des personnes âgées et répondre aux défis sociétaux liés au vieillissement de la population.