Relaxe de complicité d'ex-maire de Canteleu dans trafic drogues
Relaxe de l’ancienne maire de Canteleu dans une affaire de trafic de stupéfiants
Le tribunal de Bobigny a rendu son jugement jeudi 4 juillet, en relaxant Mélanie Boulanger, l’ancienne maire de la petite ville de Canteleu (Seine-Maritime), des poursuites pour complicité de trafic de stupéfiants. Malgré un constat d’affaiblissement des garde-fous déontologiques de l’élue socialiste de 47 ans, le tribunal a estimé qu’aucun acte positif ne pouvait être retenu pour caractériser une complicité dans cette affaire.
Mélanie Boulanger avait été accusée d’avoir favorisé les affaires du clan Meziani, une famille qui contrôle le trafic de drogues dans sa ville. Le parquet de Bobigny avait requis à son encontre un an de prison avec sursis, cinq années d’inéligibilité et 10 000 euros d’amende, mais le tribunal a décidé de la relaxer faute de preuves suffisantes.
Cette décision met en lumière les défis auxquels sont confrontées les autorités locales pour lutter contre le trafic de drogue qui gangrène certaines villes, soulignant la nécessité de renforcer les moyens de prévention et de répression dans ces zones sensibles.
Condamnation de l’adjoint et amant de l’ancienne maire
En revanche, l’adjoint et amant de Mélanie Boulanger, Hasbi Colak, a été condamné à un an de prison avec sursis pour avoir prêté sa voiture utilisée lors d’une transaction de cocaïne en Seine-Saint-Denis. Cette condamnation vise à sanctionner les atteintes à la probité en tant qu’élu, soulignant l’importance de l’exemplarité des représentants locaux.
Cette affaire complexe, jugée sur plusieurs semaines à Bobigny, a mis en lumière un trafic de stupéfiants de grande envergure opérant à Canteleu, avec des ramifications dans toute la région. L’organisation criminelle impliquée a généré un chiffre d’affaires estimé à 15 millions d’euros sur deux années, démontrant l’ampleur des activités illicites qui persistent malgré les efforts des autorités.
Le président du tribunal, Jean-Baptiste Acchiardi, a souligné la difficulté à démanteler ce type de réseaux, caractérisés par des liens familiaux et claniques étroits, rendant l’infiltration complexe pour les forces de l’ordre.
Aziz Meziani, surnommé « Le U », chef de clan en fuite au Maroc, a été condamné par contumace à la peine maximale de 10 ans de prison et à une amende de deux millions d’euros. Les autres prévenus ont écopé de peines allant de deux ans avec sursis à huit ans de prison, témoignant de la sévérité des juges à l’encontre des membres de ce réseau criminel.
En conclusion, l’affaire de Canteleu met en lumière les défis auxquels sont confrontées les autorités dans la lutte contre le trafic de drogue et souligne l’importance d’une action coordonnée et renforcée pour