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Réunion à Londres : les alliés occidentaux de l'Ukraine renforcent leur soutien face à l'agression russe.

Un appel à l’unité et au réarmement

Le 2 mars 2023, lors d’une réunion cruciale à Londres, les alliés occidentaux de l’Ukraine ont lancé un appel conjoint à une augmentation significative des dépenses militaires face aux menaces croissantes de la Russie. Cette réunion intervient dans un contexte où les relations entre le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, et son homologue américain, Joe Biden, ont été récemment tendues. Les pays européens cherchent ainsi à organiser un soutien efficace à l’Ukraine, sans compter uniquement sur les Etats-Unis.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a été la première à exiger des actions concrètes. « Nous devons urgemment réarmer l’Europe », a-t-elle déclaré, tout en mettant l’accent sur la nécessité d’une « approche commune » des États membres de l’Union européenne. Cette déclaration s’inscrit dans le cadre de ses récentes propositions visant à activer la clause de sauvegarde, qui permettra aux pays de dépasser les limites budgétaires préétablies pour renforcer leur défense.

Elle a également souligné l’importance de disposer de « marges de manœuvre budgétaires supplémentaires » pour accroître considérablement les dépenses militaires. Elle présentera un « plan global » lors du sommet sur la défense qui se tiendra à Bruxelles, afin de formaliser ces intentions.

Aide militaire et coopération européenne

Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a également pris la parole lors de cette réunion, appelant l’Europe à jouer un rôle de leader dans la sécurité de l’Ukraine tout en continuant de bénéficier du soutien américain. « L’Europe doit faire le gros du travail, mais cet effort doit être fortement soutenu par les États-Unis », a-t-il affirmé.

Sur la question d’un éventuel accord de paix entre Kiev et Moscou, Starmer a exprimé son inquiétude quant à la possibilité que la Russie viole un futur pacte. « Nous ne pouvons pas laisser la Russie dicter les termes de la sécurité avant même qu’il y ait un accord de paix », a-t-il insisté, mettant en avant la nécessité de protéger les intérêts ukrainiens.

Par allusion à l’aide militaire, il a annoncé un nouvel engagement de 1,6 milliard de livres pour fournir à l’Ukraine 5 000 missiles anti-aériens, fabriqués à Belfast, en Irlande du Nord. En soulignant que « chaque pays doit contribuer dans la mesure de ses moyens », Starmer a appelé à un partage équitable du fardeau, tout en promettant de continuer à exercer des pressions économiques contre la Russie.

De son côté, le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, s’est réjoui d’un recentrage des budgets militaires en Europe. « Davantage de pays européens vont augmenter leur budget de défense », a-t-il annoncé, estimant que la situation de sécurité en Europe justifiait une telle hausse des dépenses. Rutte a également rappelé l’importance de maintenir une coopération étroite avec les États-Unis, principale puissance militaire de l’OTAN.

« Nous devons nous unifier autour de cet effort et donner à l’Ukraine une position de force dans les négociations », a conclu Rutte, réaffirmant l’engagement de l’alliance à soutenir Kiev.

Enfin, Donald Tusk, le Premier ministre polonais, a insisté sur la nécessité de maintenir l’unité entre l’Europe et les États-Unis dans la lutte contre l’agression russe. « Tout doit être fait pour garantir que l’Europe et les États-Unis parlent d’une seule voix », a-t-il déclaré, soulignant l’importance d’un message clair envoyé à Moscou concernant la détermination de l’

La rédaction de Commons

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