Sept militants d'extrême gauche condamnés à des peines de prison ferme pour un projet d'action violente contre les forces de l'ordre
Le tribunal correctionnel de Paris a prononcé son verdict vendredi 22 décembre dans le procès de sept sympathisants de l’ultragauche pour association de malfaiteurs terroriste. Les sept militants ont été condamnés à des peines allant jusqu’à deux ans et demi de prison. Les condamnés, âgés de 33 à 39 ans, étaient accusés d’avoir planifié une action violente contre les forces de l’ordre en 2020. Le Parquet national antiterroriste (Pnat) avait requis des peines allant de deux ans d’emprisonnement avec sursis à six ans de prison ferme. Florian D., ancien combattant aux côtés des Unités de protection du peuple (YPG) en Syrie, a écopé de la peine la plus lourde. Cependant, il pourra bénéficier d’un aménagement de peine pour la partie de prison ferme qu’il lui reste à purger. Son avocat, Raphaël Kempf, a exprimé ses préoccupations quant à l’élargissement de la notion de terrorisme dans le domaine politique et militant, observé dans ce jugement.
La décision du tribunal a été retardée vendredi matin en raison d’incidents survenus dans la salle d’audience. Vingt minutes après le début de la lecture du jugement, des personnes présentes ont manifesté leur désapprobation lorsque la présidente a déclaré que l’accusation d’association de malfaiteurs terroriste était constituée.
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