Tirs de roquettes sur le plateau du Golan : ce que l'on sait de l'attaque attribuée au Hezbollah par Israël
Attaque meurtrière au Golan : tensions accrues entre Israël et le Liban
C’est l’attaque la plus meurtrière contre des civils israéliens depuis le 7 octobre 2023. Le samedi 27 juillet en fin de journée, des tirs de roquettes ont été signalés depuis le Liban sur le plateau du Golan annexé, dans le nord d’Israël. Un de ces tirs, ayant causé le décès de 12 jeunes, est survenu après la perte de quatre combattants du Hezbollah, un mouvement terroriste libanais soutenu par l’Iran. Le dernier bilan officiel fait état de 12 morts âgés de 10 à 16 ans, tués par un unique tir de roquette, avec environ 30 blessés toujours hospitalisés en Israël dimanche matin.
Cette attaque meurtrière a touché un terrain de football à Majdal Shams, ville située sur le plateau de Golan, dans le nord d’Israël et au sud du Liban. Des témoins ont décrit des scènes de destruction et de chaos, avec des blessés allongés sur l’herbe après l’impact de la roquette. Les tirs de roquettes ont également touché d’autres sites sur le Golan, région occupée par Israël en 1967 puis annexée.
Accusations et réactions suite à l’attaque
L’attaque a rapidement été imputée au Hezbollah, mouvement terroriste libanais soutenu par l’Iran. Les autorités israéliennes ont pointé du doigt le Hezbollah, affirmant que la roquette tirée était d’origine iranienne et que seul le Hezbollah en possédait dans son arsenal. Les dirigeants israéliens ont vivement condamné cette attaque, accusant le Hezbollah de cibler délibérément des civils innocents.
Face à ces accusations, le Hezbollah a nié être responsable de la roquette ayant touché le terrain de football. Le mouvement a déclaré qu’il avait lancé des roquettes en direction de positions militaires dans le Golan, mais a catégoriquement nié toute responsabilité dans l’attaque contre des civils. Les tensions se sont ainsi amplifiées entre les deux parties, les menaçant de représailles et alimentant un climat d’escalade.
Les réactions internationales n’ont pas tardé à se faire entendre. L’Union européenne, les États-Unis et la France ont condamné fermement l’attaque, appelant à la retenue et à une enquête internationale indépendante pour faire la lumière sur cet acte de violence. Le Liban a également condamné l’attaque et appelé à la cessation des hostilités, après des mois d’échanges de tirs entre le Hezbollah et Israël. De son côté, l’Iran a mis en garde Israël contre de potentielles conséquences imprévisibles en cas de nouvelles actions militaires au Liban.
La communauté internationale redoute une escalade des hostilités et appelle à la désescalade pour éviter une nouvelle flambée de violence dans la région. Les tensions demeurent vives entre Israël et le Liban, avec des appels à la retenue et à la recherche de solutions diplomatiques pour prévenir une escalade du conflit.