Aller au contenu
Dernière publication
Archive
23 750 articles · 12 rubriques

Le média d'information nouvelle génération

Autre

Travail Forcé : Une ONG Britannique révèle l'exploitation des Marins Nord-Coréens sur des Navires Chinois

Travail forcé des marins nord-coréens sur des navires chinois : un rapport alarmant

La Corée du Nord utilise systématiquement le travail forcé de ses citoyens sur des navires chinois, selon un rapport publié le 24 février par la Fondation pour la Justice Environnementale (EFJ), une ONG basée à Londres. L’enquête, qui s’appuie sur plusieurs témoignages de marins indonésiens et philippins, met en lumière des conditions de travail dénoncées comme inhumaines. Les observations portent sur la période de 2019 à 2024, mettant en évidence la prolongation de séjours à bord pouvant aller jusqu’à dix ans sans que les travailleurs ne touchent terre.

L’EFJ précise que les témoignages recueillis montrent une détresse psychologique marquée parmi les marins nord-coréens. Un membre d’équipage indonésien a déclaré : « Chaque fois que nous les avons vus, [les Nord-Coréens] avaient l’air très stressés. »

Le rapport va au-delà de la simple observation, arguant que la situation évoquée constitue une forme de travail forcé d’une ampleur qui dépasse les abus déjà documentés dans l’industrie mondiale de la pêche. La gravité de ces accusations soulève des préoccupations non seulement sur le bien-être des travailleurs nord-coréens, mais aussi sur les pratiques de l’industrie maritime dans son ensemble.

Implications internationales et responsabilité des acteurs du secteur

Les implications du rapport de l’EFJ ne se limitent pas à la situation en Corée du Nord ou en Chine. L’ONG a également dénoncé l’esclavage moderne, affirmant que les navires qui exploitent cette main-d’œuvre nord-coréenne seraient impliqués dans des activités de pêche illégales, y compris l’aileronnage de requins et la capture de dauphins.

Dans un communiqué, Steve Trent, fondateur de l’EFJ, a déclaré : « Le poisson pêché par cette main-d’œuvre illégale approvisionne les marchés du monde entier. » En mentionnant les marchés européens, britanniques, japonais, sud-coréens et taïwanais, le rapport souligne l’ampleur des conséquences économiques de ces pratiques exploitantes.

Le rapport invoque également une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies adoptée en 2017, qui, soutenue par la Chine, appelle à l’expulsion des travailleurs nord-coréens à l’étranger pour éviter que les fonds générés ne servent à financer les programmes nucléaires de Pyongyang. Cependant, des experts ont exprimé des préoccupations quant au non-respect de cette résolution, accusant Pékin et Moscou de ne pas agir en conséquence.

Le département d’État américain estime qu’environ 20 000 à 100 000 Nord-Coréens demeurent en Chine, majoritairement dans des secteurs tels que la restauration et des usines. Cela soulève des questions sur la capacité des gouvernements à surveiller et à réglementer efficacement les chaînes d’approvisionnement, notamment celles liées à la mer.

Les accusations présentées par l’EFJ nécessitent une attention particulière de la part des décideurs, car elles touchent à la fois aux droits de l’homme et à la gestion des ressources maritimes à l’échelle mondiale. Des organismes internationaux, y compris l’ONU et l’Organisation mondiale du commerce, doivent renforcer leur rôle dans l’imposition de réglementations claires contre le travail forcé et l’exploitation des marins.

En définitive, la situation décrite dans le rapport de l’EFJ illustre la complexité et l’interconnexion des défis contemporains liés aux droits de l’homme dans le contexte de la

La rédaction de Commons

Partager

Votre assistant

Le titre et le lien de l’article partent dans l’adresse du moteur, et sont copiés dans votre presse-papiers. Ouverture dans un nouvel onglet.

À lire aussi

Même rubrique, dates absolues