Valeurs actuelles", Iskandar Safa, décède à 68 ans
Le monde des affaires a perdu un de ses poids lourds avec la mort d’Iskandar Safa, entrepreneur franco-libanais et propriétaire de l’hebdomadaire Valeurs actuelles. Agé de 68 ans, Iskandar Safa s’est éteint le 29 janvier 2024 à Mougins, entouré de sa famille, après avoir été atteint d’une maladie grave.
Né en 1955 au sein d’une famille chrétienne, Iskandar Safa s’est fait connaître du grand public en 1992 lorsqu’il a racheté les chantiers de construction mécaniques de Normandie (CNM). Cette acquisition a marqué le début d’une carrière florissante dans le secteur des chantiers navals, où il a su s’imposer comme un acteur majeur. En 2019, il avait également été candidat à la reprise du groupe Nice-Matin.
Iskandar Safa était également connu pour son rôle de négociateur lors de la libération des otages français au Liban en 1988. Ce succès lui a valu une reconnaissance internationale et a renforcé sa position dans le monde des affaires.
Sa fortune, combinée à celle de son frère Akram, était estimée à 1,45 milliard d’euros selon le magazine Challenges. Cette fortune colossale lui a permis de s’investir dans de nombreux projets et de soutenir des causes qui lui tenaient à cœur, notamment dans le domaine de la culture et de l’éducation.
Au-delà de ses activités entrepreneuriales, Iskandar Safa était également propriétaire de l’hebdomadaire Valeurs actuelles, connu pour sa tendance politique d’extrême droite. Cette propriété a été marquée par des controverses et des critiques, certains accusant le magazine de diffuser des idées racistes et discriminatoires. Toutefois, il convient de souligner que les opinions politiques d’Iskandar Safa n’ont pas été mentionnées dans les communiqués officiels liés à son décès.
La mort d’Iskandar Safa laisse un grand vide dans le monde des affaires et dans le paysage médiatique français. Son parcours illustre l’ascension fulgurante d’un homme qui a su se faire une place parmi les plus grands entrepreneurs et négociateurs de notre époque. Sa disparition laisse également planer des interrogations sur l’avenir de l’hebdomadaire Valeurs actuelles et sur la manière dont il sera géré à l’avenir.
En conclusion, la mort d’Iskandar Safa est une perte non seulement pour sa famille et ses proches, mais aussi pour l’ensemble du monde des affaires et du journalisme. Son héritage sera sans aucun doute marqué par ses réalisations dans le secteur des chantiers navals ainsi que par son rôle de négociateur. Il restera dans les mémoires comme un homme qui a su se hisser au sommet grâce à son travail acharné et à sa détermination.