À Buenos Aires, une rave géante en hommage au pape François transforme la place de Mai en une grande fête électro animée par le père Guilherme et réunit des dizaines de milliers de participants
Une rave électro a rassemblé des milliers sur la place de Mai à Buenos Aires pour rendre hommage au pape François, animée par le père Guilherme.
Une place de Mai transformée en « party » en mémoire du pape François
Quelques dizaines de milliers de personnes ont investi la place de Mai à Buenos Aires le samedi 18 avril pour un concert électro organisé en mémoire du pape François, décédé le 21 avril 2025. Le spectacle, gratuit et de plein air, s’est tenu devant la cathédrale où Jorge Bergoglio fut archevêque pendant quinze ans avant son élection au pontificat en 2013. Selon les organisateurs et les témoignages recueillis, la foule a débordé sur les avenues voisines pendant plus de deux heures, transformant l’emblématique lieu de rassemblements politiques en une grande fête populaire.
Le père Guilherme à la table de mixage : techno et messages religieux
À la table de mixage, le père Guilherme Peixoto—curé d’origine portugaise et DJ reconnu pour ses « grand-messes » techno—a animé le set, alternant pulsations électro, builds mélodiques et messages religieux. Vêtu d’une chemise noire et d’un col clérical, il a ponctué sa performance d’extraits audio et d’images du pape François projetés en mapping vidéo : nuages célestes, colombes de la paix et croix figuraient parmi les visuels.
Le mix, décrit comme à la fois énergique et mélodique, reprend la signature artistique du père Guilherme, qui a organisé des événements similaires dans plusieurs villes — Lisbonne, Beyrouth, Mexico, Rio, Ibiza — et s’est fait connaître au-delà du Portugal. L’objectif affiché est d’utiliser la musique électronique comme « passerelle » vers les jeunes, un registre que le pape François lui-même a validé en l’invitant à animer les Journées mondiales de la jeunesse à Lisbonne en 2023.
Un public jeune, mais pluriel
La foule était majoritairement jeune, mais pas exclusivement : étudiants, professionnels et familles se mêlaient sur la place. Interrogés, plusieurs participants ont salué l’initiative comme une manière de « moderniser » la pratique religieuse et de rassembler des personnes de différentes appartenances.
Parmi eux, Tomas Ferreira, avocat de 25 ans, expliquait qu’il ne se considère pas catholique — pointant une tendance personnelle partagée, selon le texte, par 63 % des Argentins — mais qu’il appréciait la tentative de rapprochement entre culture électronique et religion. Martina Jardon, étudiante de 18 ans, voyait dans l’événement « une intention de l’Église de rassembler énormément de personnes, de types de personnes différentes ». Ces réactions illustrent la réception contrastée mais majoritairement positive d’un format qui mise sur l’émotion collective.
Genèse et évolution d’une approche
Le père Guilherme relate son parcours avec la musique : du groupe pop-rock formé à 18 ans aux karaokés paroissiaux organisés pour financer des activités locales, jusqu’à la découverte de la scène techno et la diffusion de ses sets en streaming pendant la pandémie. Il affirme que son électro est devenu plus mélodique au fil du temps, ce qui lui permet d’y intégrer « toute une série de messages » — notamment des messages de paix — et d’émouvoir le public.
Dans ses propos repris par l’AFP, il explique qu’il n’a jamais perçu une opposition entre vie de séminaire et pratiques culturelles contemporaines : pour lui, la musique est un moyen de rapprocher les cœurs et de susciter, chez les jeunes, l’envie de « changer le monde ». Sa description de la piste de danse comme un « voyage » collectif sert d’image centrale à cette démarche pastorale et artistique.
Relevé · Fiabilité des sources citées
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L’article initial s’appuie principalement sur un reportage de l’AFP et sur des déclarations d’acteurs présents (le père Guilherme, des participants, et la municipalité de Buenos Aires). L’AFP est une agence de presse internationale reconnue pour ses standards journalistiques et sa méthode de vérification, ce qui confère un niveau de fiabilité élevé aux informations factuelles (dates, lieux, citations directes). Les estimations de fréquentation avancées par la municipalité (entre 30 000 et 50 000 personnes) relèvent d’une source institutionnelle : utiles mais à considérer comme des chiffres provisoires, car les décomptes officiels et indépendants peuvent varier selon les méthodes de comptage.
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Les témoignages individuels cités apportent une dimension humaine et illustrent des perceptions variées du public ; ils sont intrinsèquement subjectifs mais cohérents avec la nature de l’événement décrit. Aucune information qui exigerait une vérification externe (par exemple des données officielles définitives sur la fréquentation, ou des déclarations papales posthumes) n’a été ajoutée ici : le texte reformulé s’en tient aux faits et aux citations contenus dans la version de départ.
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En conclusion, l’événement rapporté apparaît documenté par une source journalistique établie et par des propos directs des protagonistes. Les éléments factuels principaux (date, lieu, personnalité du père Guilherme, nature du spectacle, contexte autour du pape François) sont présentés avec un degré de fiabilité satisfaisant, tandis que les estimations de foule méritent la prudence habituelle quand elles proviennent d’organismes impliqués dans l’organisation ou la communication municipale.
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