Boualem Sansal se dit « super bien » chez Grasset malgré le limogeage dOlivier Nora et les réactions dautrices et dauteurs la sortie de La légende relance le débat éditorial et financier autour de son a‑valoir
Boualem Sansal se dit bien chez Grasset malgré la polémique autour dOlivier Nora et détaille le montant controversé de son a‑valoir. Découvrez ses
Boualem Sansal affirme se sentir « super bien » chez Grasset
Invité de France Inter le mardi 26 mai, l’écrivain franco‑algérien Boualem Sansal a assuré se sentir « super bien » au sein de la maison d’édition Grasset, qui publiera le 2 juin son nouveau livre, La légende. L’auteur a évoqué avec distance l’onde de choc provoquée par le limogeage d’Olivier Nora, dirigeant historien de Grasset depuis 26 ans, et les réactions de certains de ses confrères.
Sansal, qui a quitté son éditeur de longue date, Gallimard, pour Grasset, a expliqué que sa décision résultait à la fois de motifs « politiques et matériels ». Il a notamment rapporté qu’Antoine Gallimard lui avait demandé de libérer l’appartement que l’éditeur lui mettait à disposition après son retour en France fin 2025 — élément avancé par l’auteur pour justifier son changement d’éditeur.
Polémiques autour du départ d’Olivier Nora et des réactions d’auteurs
Sur France Inter, Boualem Sansal a décrit Olivier Nora comme « un monsieur extraordinaire » et a dit que « tout se présentait bien » jusqu’à l’annonce du départ de ce dernier. Il a exprimé son étonnement face à la rapidité et à l’ampleur des réactions d’une partie du monde littéraire : « Une semaine après, des auteurs annoncent qu’ils vont quitter Grasset », a‑t‑il souligné, en faisant référence à la tribune signée par environ 200 auteurs déclarant qu’ils renonceraient à publier chez cette maison.
Sansal s’est interrogé publiquement : « Ils savent que Bolloré est patron de Grasset depuis 4 ans. Pourquoi ils ne sont pas partis il y a 4 ans ? (…) C’est normal qu’une entreprise change de patron. Pourquoi pas ? » Ces propos traduisent sa perplexité face à ce qu’il perçoit comme une réaction tardive — position qui reflète son point de vue personnel sur le contexte éditorial et économique.
Il a toutefois précisé qu’Olivier Nora « n’avait pas encore quitté Grasset » au moment de l’entretien, soulignant implicitement que la situation restait en évolution.
Dans le même registre de controverses, l’auteur a relevé qu’il avait été « interpellé » par les protestations d’auteurs, mais qu’il ne ressentait aucune animosité personnelle à l’égard de la maison d’édition qui publie son ouvrage.
Le livre, l’a‑valoir et la qualification politique
À propos de son nouveau livre, La légende, Boualem Sansal y raconte son année d’incarcération en Algérie, où il affirme avoir été « l’otage personnel du président » Abdelmadjid Tebboune. Il a par ailleurs regretté la manière dont certains médias l’ont rangé dans une case politique : « Ce sont des journalistes qui m’ont qualifié d’extrême droite », a‑t‑il déclaré, et il a maintenu que sa critique vise l’islam, l’islamisme et les islamistes, estimant que « l’islam a détruit mon pays », l’Algérie.
Sur le plan financier, l’écrivain a dit avoir été surpris d’apprendre qu’il « valait un million d’euros », montant que, selon lui, Hachette lui aurait proposé au titre de l’a‑valoir de son prochain livre — somme qu’il compare à « dix fois » les 100 000 euros qu’il affirme que Gallimard lui promettait. Sansal a toutefois précisé qu’il n’avait « pas encore touché ce million » et qu’il en avait besoin, formule qu’il a reprise dans une interview à l’émission Sept à Huit diffusée dimanche sur TF1.
Relevé · Fiabilité des sources citées
Chaque article de Commons se termine par cet examen. Il porte sur les sources citées dans le texte et vous permet de juger sur pièce.
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L’article original s’appuie principalement sur trois sources médiatiques : un entretien sur France Inter, des déclarations reprises dans Sept à Huit (TF1) et une tribune collective signée par quelque 200 auteurs. France Inter et TF1 sont des médias nationaux établis et identifiables ; leurs comptes rendus d’entretiens sont généralement fiables pour restituer les paroles rapportées — les passages cités relèvent ici de déclarations directes de l’auteur et doivent être compris comme des propos auto‑rapportés.
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La tribune des auteurs, quant à elle, est un document collectif qui reflète la position d’un groupe identifiable d’interlocuteurs ; sa mention dans le reportage rend compte d’une réaction observée dans le milieu littéraire, mais l’impact et la représentativité exacte de la tribune mériteraient, pour une analyse complète, une consultation directe du texte et de la liste intégrale des signataires.
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Enfin, les éléments factuels avancés par Boualem Sansal — notamment le montant de l’a‑valoir et les circonstances matérielles de son départ de Gallimard — sont des affirmations de l’intéressé. Sans contre‑enquête indépendante ou confirmation par les maisons d’édition concernées (Gallimard, Hachette/Grasset), elles doivent être considérées comme des déclarations personnelles, utiles pour comprendre le point de vue de l’auteur mais requérant prudence avant d’être présentées comme des faits établis.
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En somme, le récit proposé ici restitue fidèlement les propos publics de Boualem Sansal tels que rapportés par les médias, tout en rappelant la distinction entre témoignage individuel et informations corroborées par des sources institutionnelles.
L’évaluation porte sur les sources citées dans le texte, pas sur la véracité des faits rapportés. Là où les autres médias placent une bio d’auteur, Commons place sa méthode.