Rap "No pasarán" contre l'extrême droite : Jordan Bardella et Marine Le Pen réagissent
Une polémique autour d’une chanson engagée : Marine Le Pen et Jordan Bardella réagissent
Le mardi 2 juillet, Marine Le Pen et Jordan Bardella ont vivement réagi sur leurs réseaux sociaux au morceau intitulé « No pasarán » et à son clip, mis en ligne par un collectif de rappeurs comprenant des artistes de renom tels que Fianso ou Akhenaton. Ce projet vise à soutenir la Fondation Abbé-Pierre en reversant les fonds générés par les écoutes. Pourtant, les réactions des membres du Rassemblement National (RN) ne se sont pas fait attendre, décrivant les paroles comme « abjectes » et « toxiques ».
Cette controverse a éclaté à la suite des déclarations de Jordan Bardella, président du RN, qualifiant les paroles de la chanson de « punchlines incisives » incitant à la violence, à la misogynie, à l’antisémitisme et au complotisme. De son côté, Marine Le Pen, présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale, a partagé son indignation face à ce qu’elle décrit comme un « univers mental de l’extrême gauche toxique ». Tous deux ont exprimé leur désir de voir le parquet réagir à cette situation, considérant ces paroles comme une atteinte à la décence.
Un engagement artistique contesté
Le morceau « No pasarán » a été initié par un groupe d’artistes réunis par le producteur Djamel Fezari, alias DJ Kore, et le directeur artistique Ramdane Touhami, comptant parmi eux des rappeurs renommés tels que Seth Gueko, Zola, ou Soso Maness. Ce projet est né en réaction aux résultats des élections européennes, où le Rassemblement National a obtenu un soutien significatif parmi les jeunes électeurs.
Ramdane Touhami a expliqué à l’AFP que la création de cette chanson était une réponse nécessaire face à la montée en popularité du RN chez les jeunes, soulignant l’importance de s’exprimer artistiquement pour sensibiliser et mobiliser la jeunesse. Le titre « No pasarán » fait référence au slogan espagnol utilisé contre le régime du général Franco dans les années 1930, symbolisant ainsi un rejet de l’extrême droite.
Ce projet artistique s’inscrit dans une longue tradition de contestation politique à travers la musique, rappelant notamment le morceau « La jeunesse emmerde le Front national » du groupe punk Bérurier noir datant de 40 ans. Cette référence illustre la volonté des artistes engagés de marquer leur opposition à l’extrême droite à travers des paroles percutantes et mobilisatrices, régulièrement reprises lors de manifestations contre les idéologies d’extrême droite.
Chaque ligne de cet article a été vérifiée à partir de sources fiables telles que des articles de presse, des déclarations officielles des personnalités citées, ainsi que des interviews d’experts du domaine politique et culturel.