Groland s’arrête après 34 ans sur Canal+ : une dernière soirée spéciale annoncée le 12 décembre
Fin de Groland le 12 décembre : découvrez ce que l’on sait de la dernière soirée spéciale et de l’héritage de l’émission satirique de Canal+.
Le Groland s’apprête à refermer ses frontières télévisuelles. L’émission satirique de Canal+ prendra fin le 12 décembre 2026, à l’occasion d’une soirée spéciale destinée à conclure 34 ans de diffusion. La chaîne l’a annoncé mardi 3 novembre. Apparue à l’antenne en 1992, cette parodie de l’actualité située dans un petit pays imaginaire était devenue l’un des programmes associés à l’humour impertinent de Canal+.
Un arrêt présenté comme le choix des créateurs
Selon la déclaration transmise à l’AFP par Jean-Marc Juramie, directeur général adjoint de Canal+ France chargé des antennes et des programmes, la décision vient des créateurs. Le responsable explique que la chaîne respecte leur volonté de mettre un terme à cette aventure après plus de trente ans d’existence. Cette présentation distingue donc l’annonce d’une suppression que Canal+ aurait décidé d’imposer au programme.
Le témoignage de Benoît Delépine, cocréateur de l’émission, recueilli par Le Parisien le 3 novembre, confirme la fin de l’aventure et le rendez-vous du 12 décembre. Les deux sources convergent ainsi sur l’essentiel : une dernière soirée viendra clore l’histoire télévisuelle de « Groland ». Le texte d’origine ne précise toutefois ni sa durée ni son déroulement détaillé.
Dans son hommage, Jean-Marc Juramie insiste sur la longévité du programme, sa singularité et sa liberté de ton. Cette appréciation traduit la place que Canal+ lui reconnaît dans sa propre histoire. Elle relève aussi du discours de la chaîne au moment d’accompagner le départ d’une émission historique, plutôt que d’une mesure indépendante de son influence.
Un pays fictif pour détourner l’actualité
Diffusé en clair à partir de 1992, « Groland » a changé plusieurs fois de nom et de forme. Son principe est néanmoins resté identifiable : raconter et parodier l’actualité depuis un territoire inventé, avec un humour provocateur et corrosif. La continuité du programme tient donc moins à une formule immuable qu’à cet univers satirique, conservé au fil de ses transformations.
Cette identité explique son association fréquente à « l’esprit Canal », expression qui renvoie à l’impertinence caractéristique de la chaîne dans les années 1980 et 1990. Présenter « Groland » comme une survivance de cette tradition permet de situer son héritage éditorial. Il s’agit cependant d’une qualification culturelle et journalistique, non d’un indicateur d’audience ou d’une appréciation unanimement partagée par les téléspectateurs.
La fin annoncée intervient après une première évolution importante de sa programmation. Depuis juin 2025, « Groland » n’était plus proposé chaque semaine : l’émission avait adopté un rythme de soirées en première partie de soirée et de modules exceptionnels. Le rendez-vous du 12 décembre marquera donc l’arrêt du programme lui-même, et non simplement celui de sa diffusion hebdomadaire, déjà abandonnée.
Une histoire marquée par plusieurs départs
Au fil des années, l’émission a également perdu plusieurs de ses figures. Christophe Salengro, son président emblématique, est mort en 2018. La même année, Jules-Édouard Moustic, visage des faux journaux télévisés, a quitté le programme. Plus récemment, l’équipe a été touchée par la mort de l’auteur Franck Benoist. Ces événements jalonnent son histoire, sans suffire à établir à eux seuls les causes de l’arrêt.
Des sources solides, à distinguer du discours d’hommage
L’article initial s’appuie principalement sur une déclaration nominative de Canal+ transmise à l’AFP. C’est une source directement compétente pour annoncer la programmation et exposer la position officielle du diffuseur. La reprise par 20 Minutes avec AFP permet d’en retrouver les éléments essentiels. L’entretien publié par Le Parisien apporte, pour sa part, le témoignage d’un créateur directement concerné.
Ces sources constituent une base fiable pour annoncer la fin de l’émission. Leur portée doit néanmoins rester claire : Canal+ et les créateurs sont parties prenantes de cette conclusion. Leurs hommages éclairent leur regard sur le programme, mais ne remplacent pas une évaluation indépendante de son héritage. La distinction permet de rapporter l’annonce sans transformer les éloges qui l’accompagnent en faits incontestables.