Carmat en redressement judiciaire offres de reprise possibles jusqu au 3 novembre 2025 audience pour une liquidation le 25 novembre 2025 19 patients portent encore le cœur artificiel prise en charge garantie
Offres de reprise pour Carmat jusqu'au 3 novembre 2025; audience sur une liquidation le 25 novembre. 19 patients maintenus, prise en charge assurée.
La société française Carmat a annoncé le 15 octobre que des offres de reprise de son activité pourront être déposées jusqu’au 3 novembre 2025, dans le cadre de la procédure de redressement judiciaire en cours. Le Tribunal des affaires économiques de Versailles a, pour sa part, renvoyé au 25 novembre 2025 l’examen de la demande visant à convertir cette procédure en liquidation judiciaire. Ces deux échéances déterminent le calendrier judiciaire et financier qui va conditionner l’avenir du fabricant du cœur artificiel conçu pour les malades d’insuffisance cardiaque terminale.
Contexte et calendrier judiciaire
Carmat, dont le siège est à Vélizy-Villacoublay et le site de production à Bois-d’Arcy (Yvelines), a été placé en redressement judiciaire début juillet 2025. La société précise que les candidats potentiels disposent désormais d’un délai supplémentaire, jusqu’au 3 novembre 2025, pour déposer auprès de l’administrateur judiciaire des offres de reprise. Ces offres seront, le cas échéant, examinées lors de l’audience fixée au 25 novembre 2025 devant le tribunal.
Une seule offre a déjà été déposée depuis l’ouverture de la procédure : celle de Pierre Bastid, président du conseil d’administration et actionnaire de Carmat. Cette proposition a été jugée irrecevable en septembre 2025, faute de financement disponible dans les délais. M. Bastid a annoncé son intention de présenter une nouvelle offre, accompagnée d’autres investisseurs, sans en préciser la nature ni les garanties financières.
Parallèlement, Carmat a rappelé que toutes ses implantations de prothèse ont été suspendues dès juillet 2025. Selon le directeur général, Stéphane Piat, 19 patients vivent encore avec le cœur artificiel développé par l’entreprise, qui reste responsable du suivi de ces malades tant que l’activité n’a pas disparu ou été reprise.
Conséquences possibles pour actionnaires, créanciers et patients
La société alerte sur deux scénarios distincts. Si une offre de reprise est retenue par le tribunal, « tout ou partie des activités pourraient se poursuivre, soit au sein de Carmat, soit au sein d’une nouvelle entité ». En revanche, si aucune offre aboutit, la probabilité d’une liquidation judiciaire est, selon Carmat, « quasiment certaine », ce qui entraînerait la cessation des activités.
Dans l’hypothèse d’une reprise par une nouvelle entité, le schéma habituel prévoit la liquidation de la société cédée et le transfert d’actifs opérationnels vers le repreneur. Carmat signale que, compte tenu du niveau de passif, une telle opération conduirait très probablement à une perte totale pour les actionnaires et à des pertes « très significatives » pour une large part des créanciers. Ces impacts financiers ne modifient pas, toutefois, l’obligation réglementaire et éthique d’assurer la prise en charge et le suivi des patients déjà implantés.
Du point de vue industriel et médical, la suspension des implantations pose des questions sur la pérennité des essais cliniques, la maintenance des dispositifs déjà implantés et la chaîne d’approvisionnement. Les hôpitaux partenaires, les équipes médicales et les autorités sanitaires (en France, l’ANSM pour les dispositifs médicaux) sont des acteurs clefs pour encadrer la sécurité des patients pendant la période de transition.
Relevé · Fiabilité des sources citées
Chaque article de Commons se termine par cet examen. Il porte sur les sources citées dans le texte et vous permet de juger sur pièce.
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Les informations présentées dans le texte initial proviennent principalement de communiqués et déclarations émanant de Carmat, ainsi que d’une décision de renvoi prononcée par le Tribunal des affaires économiques de Versailles. Voici une évaluation de la fiabilité de ces sources:
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– Communiqués et déclarations de Carmat : source primaire et directe sur les décisions internes, les chiffres et le calendrier judiciaire. Fiables pour les faits internes (dates, suspension des implants, position officielle), mais à interpréter avec prudence pour les évaluations financières et les perspectives, car l’entreprise a un intérêt à préserver le cours de l’action et à encourager les offres.
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– Déclarations d’administrateurs et dirigeants (Pierre Bastid, Stéphane Piat) : informations utiles et vérifiables quand elles portent sur des actions déjà engagées (dépôt d’offre, suspension des activités). Leur portée est limitée lorsqu’il s’agit d’engagements futurs ou de promesses de financement, qui doivent être corroborés par des preuves de capacité financière.
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– Décision du Tribunal des affaires économiques de Versailles : source judiciaire objective pour le calendrier et la procédure. La décision de renvoi est un fait public ; la consultation des minutes ou du greffe permettrait de confirmer et de préciser les modalités.
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Ce qui manque et renforcerait la vérification
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L’article initial n’oppose pas de sources indépendantes : pas d’avis d’analystes financiers, d’autorités sanitaires, d’hôpitaux partenaires ni d’accès aux documents judiciaires (procès‑verbaux, rapports de l’administrateur judiciaire). Pour une couverture complète, il conviendrait d’obtenir : les pièces déposées au greffe, les comptes récents (pour évaluer le passif), les déclarations d’organismes de santé et, si possible, des éléments de tiers (investisseurs, établissements hospitaliers) confirmant l’existence de propositions de reprise.
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Conclusion
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Le calendrier judiciaire (3 novembre pour les offres, 25 novembre pour l’audience) fixe des échéances claires pour l’avenir de Carmat. Entre‑temps, la pression sur les finances, le sort des 19 patients implantés et la solidité des promesses de reprise seront au cœur des questions à éclaircir. Une information plus complète nécessitera l’accès aux pièces judiciaires et des confirmations indépendantes des engagements financiers annoncés.
L’évaluation porte sur les sources citées dans le texte, pas sur la véracité des faits rapportés. Là où les autres médias placent une bio d’auteur, Commons place sa méthode.