Eramet : l’État veut devenir le premier actionnaire du groupe minier après une perte nette de 477 millions d’euros en 2025
Eramet prévoit une augmentation de capital après ses pertes de 2025. Découvrez comment l’État compte devenir son premier actionnaire.
L’État entend renforcer sa participation dans Eramet pour devenir le premier actionnaire du groupe minier, fragilisé par ses pertes et un endettement élevé. Selon l’annonce de l’Élysée rapportée dans l’article d’origine, lundi 12 octobre 2026, cette montée au capital doit intervenir dans le cadre d’une augmentation de capital. La présidence n’a toutefois précisé ni le montant de l’investissement public ni la participation exacte visée.
L’opération modifierait l’équilibre entre les deux principaux actionnaires de cette entreprise stratégique, productrice notamment de manganèse, de nickel et de lithium. Fin 2025, la famille industrielle Duval détenait 37,22 % du capital, contre un peu plus de 27 % pour l’État. Ces proportions doivent être distinguées de la répartition qui résultera de l’opération, encore inconnue.
Une montée au capital sans dépasser 50 %
D’après les déclarations reproduites dans le texte fourni, l’État souhaite devenir « très largement le premier actionnaire » d’Eramet, tout en ne dépassant pas 50 % du capital. Il convient donc de distinguer la première place dans l’actionnariat de la détention d’une majorité absolue : l’annonce décrit un renforcement important de la participation publique, mais pas une prise de participation supérieure à la moitié du capital.
Le mécanisme présenté repose sur les droits de souscription préférentiels accordés aux actionnaires actuels. Ceux-ci bénéficient, selon l’article, d’une priorité pour acheter les nouvelles actions émises. L’Agence des participations de l’État (APE) participerait à l’augmentation de capital à hauteur de la participation publique existante. Elle rachèterait également une partie des droits détenus par la famille Duval, en fonction de leur cours.
Les deux volets doivent être distingués : souscrire proportionnellement à la participation actuelle et acquérir des droits supplémentaires ne correspondent pas au même engagement. Selon le dispositif rapporté, leur combinaison permettrait à l’État d’augmenter sa part. En revanche, les informations disponibles dans le texte ne permettent de calculer ni son investissement final ni la participation que conserverait la famille Duval. Aucun pourcentage définitif ne peut donc être avancé.
Une recapitalisation face aux difficultés financières
Le renforcement annoncé intervient après une année difficile pour Eramet. Le groupe a enregistré une perte nette, part du groupe, de 477 millions d’euros en 2025. Ce chiffre, mentionné dans l’article initial, est confirmé par le communiqué de résultats annuels publié par l’entreprise. Les documents financiers corroborent également le niveau élevé de son endettement.
Dans ce contexte, l’augmentation de capital constitue un élément important du financement du groupe. Eramet indiquait encore, dans sa communication du 29 juillet 2026, que cette opération était essentielle à son plan de financement et que sa réalisation était prévue au quatrième trimestre 2026. Le calendrier évoqué dans l’article d’origine est ainsi cohérent avec celui publié par l’entreprise. Une opération programmée doit néanmoins être distinguée d’une opération déjà réalisée.
Les activités concernées touchent plusieurs usages industriels : le manganèse entre dans la fabrication d’alliages, le nickel sert notamment à l’acier inoxydable et aux batteries rechargeables, tandis que le lithium est utilisé dans les batteries électriques. Cette diversité d’applications explique la qualification d’entreprise stratégique retenue dans le texte fourni. Elle ne permet cependant pas, à elle seule, de préjuger du redressement financier du groupe.
Des données corroborées, une annonce à confirmer
La fiabilité des informations doit être appréciée selon leur origine. Les publications financières d’Eramet constituent des sources primaires pertinentes pour vérifier les résultats, l’endettement et le calendrier annoncé par l’entreprise. Elles restent toutefois des communications du groupe lui-même : elles documentent ses comptes et ses projets, sans offrir une appréciation indépendante de leur réussite future.
L’Élysée serait, pour sa part, une source primaire appropriée pour établir les intentions de l’État actionnaire. Mais l’article fourni ne comporte ni lien vers un communiqué ni référence permettant de retrouver directement les déclarations citées. Les recherches effectuées n’ont pas permis de confirmer indépendamment l’annonce précise du 12 octobre. La montée au capital doit donc rester attribuée aux déclarations rapportées, tandis que son coût, sa répartition finale et ses modalités définitives demeurent à préciser.