Faillite de l'application Kard, des parents demandent la restitution de l'argent de poche disparu alors qu'Okali affirme que les fonds sont protégés Rassemblez preuves contactez le liquidateur et saisissez associations ou autorités compétentes
Liquidation de Kard : récupérez vos fonds. Rassemblez preuves, contactez Okali et le liquidateur judiciaire. Démarches et contacts utiles.
Les clients de Kard — application permettant aux parents de verser de l’argent de poche à leurs enfants via une carte et une application — se retrouvent dans l’incertitude depuis la liquidation judiciaire de la société, prononcée en septembre et révélée publiquement le 21 novembre par Libération. Plusieurs utilisateurs, comme Aurélie (prénom modifié), interrogée par l’AFP, racontent avoir versé des sommes qui n’apparaissent pas sur l’application et se retrouvent aujourd’hui incapables d’entrer en contact avec le service client de Kard pour obtenir des explications ou un remboursement immédiat.
Ce que l’on sait des fonds déposés
D’après les informations transmises par le groupe Crédit agricole, propriétaire d’Okali — le prestataire technique et fournisseur de services monétiques utilisé par Kard — les fonds déposés par les clients n’ont pas disparu avec la liquidation de l’entreprise éditrice de l’application. Le Crédit agricole a indiqué que « tous les fonds sont protégés par Okali » et invite les clients concernés à le contacter via l’adresse e‑mail publiée sur son site pour récupérer leur argent.
La confusion provient en partie de l’enchaînement des procédures : Kard a été mise en liquidation judiciaire après le redressement d’un de ses prestataires informatiques, Bankable, dont la défaillance a pénalisé l’ensemble du service. Certains dépôts récents n’ont pas été crédités dans l’interface de l’application, laissant les usagers dans l’expectative. Kard n’a pas répondu aux sollicitations des journalistes au moment de la publication de ces informations.
Sur le plan technique et juridique, deux situations peuvent se présenter : soit les fonds figuraient effectivement parmi les avoirs « sauvegardés » et confiés à un établissement habilité (ici Okali/Crédit agricole) — auquel cas les clients doivent pouvoir obtenir un remboursement ou un transfert de leur solde par ce prestataire ; soit, si des erreurs opérationnelles ont empêché l’enregistrement des opérations, les sommes peuvent être plus difficiles à retracer et nécessiter un travail du liquidateur judiciaire et des prestataires concernés pour reconstituer les flux.
Que faire si vous êtes client de Kard ?
1) Rassemblez toutes les preuves de vos opérations : confirmations de virement, captures d’écran de l’application, courriels envoyés au service client et relevés bancaires montrant le prélèvement ou le virement vers Kard.
2) Contactez Okali (Crédit agricole) via l’adresse e‑mail indiquée sur son site pour signaler votre cas et transmettre vos pièces. Demandez un accusé de réception écrit et une explication sur le statut de vos fonds.
3) Consultez le registre du tribunal de commerce (Infogreffe, BODACC) pour obtenir les coordonnées du mandataire/liquidateur judiciaire nommé lors de la procédure de liquidation à Évreux. Le liquidateur est l’interlocuteur légal pour toutes les créances non couvertes par des mécanismes externes de sauvegarde.
4) Si vous n’obtenez pas de réponse satisfaisante, saisissez une association de consommateurs (UFC‑Que Choisir, CLCV, etc.) et, le cas échéant, portez plainte ou signalez l’affaire aux autorités compétentes (DGCCRF, Autorité de contrôle prudentiel et de résolution — ACPR — pour les questions liées aux services financiers).
5) Conservez une trace écrite de toutes vos démarches. Si le montant est important, il peut être utile de solliciter un avocat spécialisé en droit des procédures collectives.
Relevé · Fiabilité des sources citées
Chaque article de Commons se termine par cet examen. Il porte sur les sources citées dans le texte et vous permet de juger sur pièce.
-
Les éléments du dossier reposent principalement sur trois types de sources : des organes de presse (Libération, AFP), des déclarations d’acteurs financiers (Crédit agricole/Okali) et des informations judiciaires (tribunal de commerce d’Évreux).
-
• AFP (Agence France‑Presse) : agence de presse internationale reconnue pour la rigueur de ses vérifications et son éthique journalistique. La citation d’un témoignage d’usager via l’AFP est une source directe et fiable pour la reconstitution d’un cas individuel.
-
• Libération : quotidien national à ligne éditoriale identifiable, généralement sérieux dans ses enquêtes. Sa révélation de la situation est crédible mais, comme pour toute information de presse, mérite d’être mise en regard d’autres documents officiels (décision de justice, communiqués des parties prenantes).
-
• Crédit agricole / Okali : source primaire concernant la protection des fonds puisque c’est l’acteur qui affirme détenir ou protéger les avoirs. Les déclarations d’un établissement financier sont cruciales mais demandent confirmation écrite et des détails opérationnels (modalités de restitution, délais).
-
• Informations judiciaires (tribunal de commerce d’Évreux, liquidation) : décision officielle et incontestable quant à l’état de la société Kard ; toutefois, la portée pratique pour les clients dépendra du détail du procès‑verbal de liquidation et de l’action du liquidateur.
-
En résumé, les sources cités sont globalement fiables et complètent utilement le panorama : l’AFP et le tribunal apportent la vérification factuelle, Libération a joué un rôle d’investigation, et Crédit agricole fournit l’information essentielle sur la protection des fonds. Restent cependant des zones d’ombre — en particulier l’absence de communication directe et détaillée de Kard et la nécessité d’obtenir des confirmations écrites et des modalités pratiques de remboursement auprès d’Okali ou du liquidateur.
-
Pour les clients concernés, la meilleure démarche reste la combinaison de preuves documentées et de sollicitations formelles auprès d’Okali, du mandataire judiciaire et des autorités de contrôle.
L’évaluation porte sur les sources citées dans le texte, pas sur la véracité des faits rapportés. Là où les autres médias placent une bio d’auteur, Commons place sa méthode.